Modernisation d’applications héritées
Moderniser l’application dont tout dépend.
Un CRM maison écrit en 2008, une base Access qui pilote la facturation, un outil de planification qu’un prestataire disparu a laissé sans documentation. Ces applications fonctionnent : c’est exactement ce qui rend la décision difficile. Nous les reprenons, nous les documentons, et nous les remettons sur des fondations tenables — sans arrêter la production.
Une application héritée ne tombe pas en panne : c’est son environnement qui sort du support, à des dates publiées. Depuis le 30 avril 2026, une application qui envoie ses courriels avec un identifiant et un mot de passe ne les envoie plus. Le 1er octobre 2026, l’interface EWS d’Exchange Online se ferme par défaut. Le 12 janvier 2027, Windows Server 2016 et .NET Framework 4.6.2 quittent le support le même jour.
Le calendrier qui décide
Ce qui vieillit, c’est le sol sous elle.
Un logiciel écrit il y a quinze ans fait aujourd’hui exactement ce qu’il faisait hier. Ce qui change, c’est le système d’exploitation, la base de données, le cadriciel et les services auxquels il parle — et ceux-là ont des dates de fin de support publiées. Les voici, telles que Microsoft les a annoncées.
30 avril 2026
Déjà passé
14 juillet 2026
Déjà passé
1er octobre 2026
Semaines
10 novembre 2026
Semaines
12 janvier 2027
Cette année
Avril 2027
Année prochaine
Aux alentours de 2027
À surveiller
9 janvier 2029
Horizon
Au moins 2029
Du répit
Ces dates ne sont pas des arguments de vente : ce sont des contraintes de calendrier. Elles déterminent l’ordre des chantiers, et elles disqualifient certaines trajectoires — on ne redéveloppe pas en dix semaines une application dont le serveur s’arrête en janvier. C’est la raison pour laquelle notre première étape est un inventaire, pas une proposition d’architecture.
Situer mon applicationDe quoi parle-t-on
Héritée ne veut pas dire ancienne.
L’âge ne dit rien. Nous exploitons des applications de vingt ans qui ne coûtent presque rien, et nous en avons reprises de cinq ans qui étaient déjà ingérables. Ce qui compte, ce sont ces cinq signes — et il en suffit de deux pour que le sujet mérite d’être ouvert.
01
Une seule personne sait la redémarrer
Le savoir est dans une tête, pas dans un document. Le jour où cette personne part en vacances, change d’employeur ou prend sa retraite, l’entreprise découvre qu’elle dépend d’elle et non de son logiciel. C’est le risque le plus fréquent et le moins provisionné.
02
Personne ne sait dire ce qu’elle contient
Pas de spécifications, pas de schéma de données à jour, pas de liste des règles métier. Les questions simples restent sans réponse : combien de clients actifs, quelle règle décide de cette remise, pourquoi ce champ contient parfois une date. Une application qu’on ne peut pas décrire ne peut ni être auditée, ni être remplacée.
03
Chaque évolution coûte plus que la précédente
Le devis pour ajouter un champ a doublé en trois ans. Chaque modification casse autre chose, alors on ne modifie plus : on contourne, avec un tableur, une saisie en double, un traitement manuel du vendredi. Le coût réel a quitté la facture informatique pour se répartir dans les équipes métier.
04
Elle bloque un autre projet
La migration des serveurs attend, le passage à Microsoft 365 attend, le renouvellement des postes attend — parce que cette application ne fonctionne que sur cette version de Windows, cette version de la base de données, ce navigateur. Elle ne coûte pas cher : elle coûte tous les autres projets.
05
Elle ne tient pas devant un auditeur
Pas de traçabilité des accès, pas de journal des modifications, des mots de passe partagés, des données personnelles conservées sans limite, une sauvegarde jamais restaurée pour de vrai. La question ne vient plus de l’informatique : elle vient d’un régulateur, d’un assureur, d’un client qui exige un questionnaire de sécurité, ou de la protection des données.
Le contraire est vrai aussi
Une application qui coûte deux jours par an ne se modernise pas.
Si elle fait son travail, qu’elle n’empêche rien, que deux personnes savent la tenir et qu’elle ne stocke rien de sensible : on la laisse tranquille et on note la date à laquelle il faudra la regarder. C’est une conclusion fréquente de nos audits, et nous l’écrivons noir sur blanc. Un prestataire qui trouve un projet dans chaque application n’a pas fait d’audit, il a fait un devis.
Le diagnostic
Cinq questions, et une trajectoire nommée.
Il y a sept manières de traiter une application héritée, et six d’entre elles ne consistent pas à la réécrire. Répondez à cinq questions : nous nommons celle que nous vous proposerions, le point de vigilance qui va avec, et un mandat publié comparable. Aucune coordonnée à laisser, rien n’est envoyé, rien n’est enregistré.
Répondez aux cinq questions.
La conclusion s’écrit ici même, sur cette page. Il n’y a aucune adresse à laisser pour la lire, et il arrive qu’elle dise de ne rien faire.
La trajectoire
Garder — et sécuriser autour
Probablement rien à réécrire.
Rien ne brûle : la bonne dépense n’est pas un projet, c’est un état des lieux daté. Nous inventorions, nous documentons ce que personne n’a écrit, nous listons les composants hors support avec leurs échéances, et nous sécurisons ce qui entoure l’application — sauvegarde réellement restaurée, accès nominatifs, journalisation. Vous ressortez avec une carte et un calendrier, pas avec un chantier.
Réhébergement
La déplacer d’abord, décider ensuite.
Une échéance courte et un service qui ne peut pas s’arrêter : la seule manœuvre raisonnable est de sortir l’application du serveur qui va s’éteindre, sans y toucher. Elle repart telle quelle sur un socle supporté — machines virtuelles Azure ou infrastructure locale renouvelée — avec la sauvegarde et la supervision qui vont avec. Cela n’améliore pas l’application ; cela achète le temps de décider correctement.
Replateformage
Changer le socle, garder le code.
C’est la trajectoire la plus fréquente, et la plus sous-estimée. On ne réécrit pas la logique métier : on remonte le cadriciel, on déplace la base de données vers une version supportée ou vers Azure SQL, on remplace les accès qui vont disparaître, on reconstruit la chaîne de livraison. L’application rend le même service, sur des fondations qui tiennent encore dix ans, pour une fraction du coût d’une réécriture.
Encapsulation
L’enfermer derrière une interface.
On ne réécrit pas ce qu’on ne peut pas lire, et on ne le jette pas non plus tant qu’il rend service. Nous l’exposons proprement par un web service documenté, puis nous construisons le neuf autour : les nouveaux usages passent par l’interface, l’ancien cœur continue de tourner, et il se remplace ensuite morceau par morceau. La règle qui vaut ici comme partout : ce qui est spécifique vit à part, hors de l’application qui l’utilise et hors du système qui en consomme les résultats — donc testable, versionnable, supervisable.
Remplacement
Un produit du marché, et l’intégration qui va avec.
Si un produit couvre largement le besoin, le développement spécifique serait une dépense mal placée — et nous le disons même si nous savons le faire. Le travail se déplace alors là où il est vraiment : le cahier des charges, l’analyse comparative des réponses, la reprise des données, et les interfaces avec le reste de votre système. C’est en général là que ces projets échouent, pas dans le choix du produit.
Redéveloppement
La redévelopper, par lots.
Le besoin est propre à votre métier, ou l’application ne sait plus faire ce qu’on lui demande : il faut écrire. Le plus souvent nous n’ajoutons pas de plateforme — nous construisons l’interface métier sur Power Apps et Dataverse, le socle natif de la Power Platform, avec une seule sécurité et des licences déjà acquises. Quand il faut du sur-mesure complet, nous l’écrivons : applications, portails, web services, traitements. Jamais en une seule livraison : par lots courts, chacun mis en production.
Retrait
La question est peut-être de l’éteindre.
Une application qui coûte cher à maintenir et dont l’arrêt ne gênerait personne n’a pas besoin d’être modernisée : elle a besoin d’être retirée proprement. Cela reste un travail — identifier les usages résiduels, conserver les données sous une forme lisible et interrogeable pendant la durée légale, prévenir les rares utilisateurs, éteindre le reste — mais c’est un travail de quelques semaines, pas un projet. Nous préférons vous le dire ici plutôt que de vous vendre autre chose.
Le point de vigilance
La messagerie va vous lâcher avant le reste.
C’est la dépendance la plus dangereuse aujourd’hui, parce qu’elle est déjà datée. L’authentification de base pour l’envoi SMTP est retirée depuis le 30 avril 2026, et l’interface EWS d’Exchange Online se ferme par défaut le 1er octobre 2026 pour disparaître en avril 2027. Une application qui envoie des messages ou lit des boîtes aux lettres doit passer à une authentification moderne, et à Microsoft Graph pour la lecture. Ce n’est pas une option de confort : c’est un compte à rebours.
Les interfaces invisibles décideront du calendrier.
Ce qui est branché à l’application n’est presque jamais documenté : le tableur d’un utilisateur qui lit la base en ODBC, le copieur qui dépose un fichier dans un partage, le script planifié sur un poste sous un bureau, l’export nocturne vers la comptabilité. Cela ne se trouve pas dans la documentation : cela se trouve dans les journaux et dans les flux réseau. Nous cherchons ces dépendances avant de chiffrer, parce qu’une seule oubliée déplace une bascule d’un mois.
C’est le cas le plus simple — et le plus souvent oublié.
Une application sans interface est la plus facile à déplacer : pas de contrat à renégocier avec un autre système, pas de fenêtre à coordonner. C’est aussi celle qu’on oublie dans un inventaire, précisément parce qu’elle ne parle à personne — jusqu’au jour où le serveur qui l’héberge est décommissionné et où un service découvre qu’il ne peut plus éditer ses documents. Nous vérifions donc d’abord qui l’utilise vraiment, et à quelle fréquence.
La reprise des données sera la moitié du travail.
Vingt ans de saisie sans contrainte, cela donne des doublons, des champs détournés de leur usage, des codes dont personne ne connaît plus la signification, et des dates au format libre. Nous mesurons le débit réel de reprise avant d’annoncer un calendrier, et si la mesure contredit le calendrier, c’est le calendrier qui change. La copie d’origine est conservée, chaque passage est rejouable, et la réconciliation se fait avec vos utilisateurs — pas avec un rapport technique.
Un mandat publié comparable
Des scripts et des tableurs remplacés par une plateforme Le provisioning se faisait à la main en PowerShell, les plans de numérotation vivaient dans Excel, et aucun outil du marché ne couvrait le besoin. Nous l’avons conçu et développé : plus de 280 sites, un seul portail, et le provisioning passé de plusieurs heures à quelques minutes. Lire le mandat Des applications métier déplacées vers Azure, éditeurs compris Serveurs locaux à bout de souffle, applications métier inaccessibles à distance, données de patients soumises à la réglementation suisse. La compatibilité a été vérifiée avec chaque éditeur avant tout engagement, et la bascule s’est faite en parallèle de l’activité. Lire le mandat Un socle refait sans jamais couper le service Quand l’activité ne peut pas s’arrêter une heure, la trajectoire se construit autour de cette contrainte et non l’inverse : haute disponibilité, bascule répétée à blanc, et aucune interruption pour les utilisateurs. Lire le mandat Deux systèmes qui s’ignoraient, reliés proprement Le besoin le plus courant qu’on nous apporte : faire parler ce qui existe déjà, sans remplacer l’un des deux côtés, et sans dépendance mutuelle entre les prestataires. Lire le mandatCette conclusion est une première lecture, pas un engagement : nous ne connaissons ni votre code, ni vos données, ni vos contraintes. Ce que nous vous adressons ensuite est une proposition d’intervention — périmètre, charge, calendrier, livrables. L’établissement de l’offre est gratuit ; l’audit est la première étape du mandat.
Les sept trajectoires
Réécrire est la dernière option, pas la première.
Voici les sept issues possibles, avec leur ordre de grandeur en durée. La colonne que personne d’autre n’écrit est la troisième : ce que la trajectoire ne résout pas. C’est celle qu’il faut lire en premier, parce que c’est celle qui produit les mauvaises surprises six mois plus tard.
| La trajectoire | Ce que ça résout | Ce que ça ne résout pas | Quand c’est le bon choix |
|---|---|---|---|
| Garder, et sécuriser autourQuelques semaines | Le risque, sans toucher au logiciel : sauvegarde réellement restaurée, accès nominatifs, journalisation, documentation écrite là où il n’y en avait pas. | Ce que ça ne résout pasRien du fond. L’application reste ce qu’elle est, et l’échéance reste au calendrier. C’est un sursis assumé, pas une décision. | Elle fait son travail, elle n’empêche rien, deux personnes savent la tenir, et l’échéance est lointaine. |
| RetirerQuelques semaines | Le coût, définitivement. Les données sont conservées sous une forme lisible et interrogeable pendant la durée légale, le reste est éteint. | Ce que ça ne résout pasLes usages résiduels : il y a presque toujours trois personnes qui s’en servent encore, et elles ne le disent qu’après l’extinction. Il faut aller les chercher avant. | Le service rendu a disparu, a été absorbé par un autre outil, ou ne concerne plus que des consultations d’archives. |
| RéhébergerQuelques semaines | L’échéance du serveur. L’application repart telle quelle sur un socle supporté — Azure ou infrastructure locale renouvelée — avec sauvegarde et supervision. | Ce que ça ne résout pasAbsolument rien de l’application : même code, même dette, même dépendance à une personne. Et les coûts d’hébergement peuvent monter si le dimensionnement est repris tel quel. | Une date tombe bientôt et le service ne peut pas s’arrêter. On achète le temps de décider proprement. |
| ReplateformerQuelques mois | Le socle : montée du cadriciel, base de données vers une version supportée ou Azure SQL, remplacement des accès qui disparaissent, chaîne de livraison reconstruite. | Ce que ça ne résout pasL’ergonomie et les fonctions manquantes. Les utilisateurs verront le même écran — et il faut le leur dire avant, sinon le projet est vécu comme un échec alors qu’il a réussi. | La logique métier est juste, mais l’environnement d’exécution ne l’est plus. C’est la trajectoire la plus fréquente. |
| EncapsulerQuelques mois | Le blocage. L’application est exposée par un web service documenté ; les nouveaux usages passent par l’interface et le cœur ancien continue de tourner, remplaçable ensuite morceau par morceau. | Ce que ça ne résout pasLe cœur, qui reste là. Si la décision de le remplacer n’est jamais prise, l’interface devient une couche de plus à maintenir — et le problème a doublé au lieu de disparaître. | On ne peut pas lire le code, ou l’application est trop grosse pour être traitée d’un bloc. La modernisation se fait alors par la périphérie. |
| Remplacer par un produitQuelques mois | La maintenance du spécifique, qui repasse chez un éditeur. Et souvent des fonctions que personne n’aurait financé en développement. | Ce que ça ne résout pasVos particularités. La question n’est jamais le produit, c’est l’écart : reprise des données, interfaces, et les cinq pour cent du métier qui n’entrent pas dans l’outil et qu’il faudra bien traiter quelque part. | Un produit couvre largement le besoin. Le développement spécifique serait alors une dépense mal placée, et nous le disons. |
| RedévelopperPar lots successifs | Tout : les fonctions, l’ergonomie, le socle, la traçabilité, et la capacité à évoluer sans casser. C’est aussi l’occasion de supprimer ce qui ne servait plus. | Ce que ça ne résout pasLe temps qui passe pendant. Le métier continue de demander des évolutions — c’est le premier des quatre pièges ci-dessous, et c’est ce qui fait dérailler la majorité des réécritures. | Le besoin est propre à votre métier, ou l’application ne sait plus faire ce qu’on lui demande. Jamais en une livraison unique : par lots courts, chacun mis en production. |
Ces durées sont des ordres de grandeur, pas des engagements : une application de trois écrans et une application de trois cents n’ont rien en commun. Elles servent à comprendre qu’un écart de dix contre un sépare la première ligne de la dernière — et donc qu’il vaut la peine de choisir avant de commencer.
Ce que personne ne vous dit
Quatre pièges, et aucun n’est technique.
Ils ne figurent dans aucun cahier des charges, ils représentent facilement la moitié de la charge réelle, et ils sont la raison pour laquelle nous refusons de chiffrer une modernisation avant d’avoir regardé l’existant.
01
Le gel fonctionnel
Pendant une réécriture, le métier continue de vivre : nouveau taux, nouvelle obligation légale, nouveau client qui exige un format. Si l’on gèle l’ancienne application, la nouvelle arrive en retard sur les besoins. Si l’on ne gèle pas, on écrit deux fois la même évolution, dans les deux systèmes, pendant toute la durée du projet.
Notre réponse est structurelle, pas moralisatrice : des lots courts, chacun mis en production, et le gel porté au contrat plutôt qu’à la bonne volonté. Un projet découpé en trois lots de dix semaines ne demande jamais un gel de deux ans.
02
La reprise des données
C’est la moitié de la charge, et c’est toujours la moitié qu’on oublie de chiffrer. Vingt ans de saisie sans contrainte donnent des doublons, des champs détournés de leur usage d’origine, des codes dont plus personne ne connaît la signification, des dates au format libre, et des montants dans deux monnaies sans que rien ne le dise.
Nous mesurons le débit réel avant d’annoncer un calendrier : c’est lui, et non le nombre d’écrans, qui donne la durée d’une bascule. Nous conservons la copie d’origine, chaque passage est rejouable, et la réconciliation se fait avec vos utilisateurs. Si la mesure contredit le calendrier, c’est le calendrier qui change.
03
Les intégrations invisibles
Le tableur d’un utilisateur qui lit la base en ODBC. Le copieur qui dépose un fichier dans un partage réseau. Le script planifié sur un poste sous un bureau, dont l’auteur est parti en 2019. L’export nocturne vers la comptabilité, et la boîte aux lettres que l’application relève toutes les cinq minutes.
Rien de tout cela n’est documenté. Cela ne se trouve pas dans un cahier des charges : cela se trouve dans les journaux, dans les tâches planifiées et dans les flux réseau. Une seule dépendance oubliée déplace une bascule d’un mois — et c’est presque toujours celle-là qui appelle un vendredi à 17 heures.
04
La dépendance à une personne
Le vrai risque n’est presque jamais la technologie : c’est que la connaissance soit dans une seule tête, à l’intérieur ou à l’extérieur de la maison. Une application dont un seul humain comprend les règles n’est pas un actif de l’entreprise ; c’est un accord tacite avec cette personne.
Chez nous la documentation n’est pas un livrable de fin de projet, c’est le premier. Et le mandat ne se termine pas à la mise en production mais à la remise des éléments de preuve : décisions d’architecture tracées, cahier de recette joué, exploitation transférée à vos équipes ou à votre prestataire habituel.
Notre démarche
Cinq étapes, cinq livrables que vous gardez.
Dans cet ordre, sans en sauter une. Chaque étape rend un document, une configuration ou une mesure — quelque chose qui reste chez vous même si vous nous arrêtez à la fin de l’étape. Rien n’est décidé sur la foi d’une estimation.
01
Inventaire et audit de l’existant
Nous regardons ce qui existe vraiment, pas ce que le dossier dit : les versions réellement installées, les composants hors support avec leurs dates, le schéma de données tel qu’il est, les volumes, et les dépendances que personne ne documente.
C’est l’étape que la plupart des projets abrègent, et c’est celle qui commande tout le reste. Rien ne s’engage avant. C’est aussi ici que nous écrivons s’il n’y a pas de projet à faire.
Ce que nous livrons
- L’inventaire applicatif : versions, socles, licences, volumes, nombre d’utilisateurs réels
- La carte des dépendances — interfaces, tâches planifiées, partages, accès directs à la base
- Le schéma de données reconstitué, et les règles métier retrouvées dans le code
- Les échéances datées de chaque composant, et ce que coûterait chaque risque s’il se réalisait
02
La décision, application par application
Une trajectoire par application, choisie parmi les sept — et pas la même pour toutes. Un parc de douze applications se traite en général avec quatre trajectoires différentes, dont au moins une consiste à ne rien faire.
Tout est écrit avant de toucher au premier serveur, y compris les options que nous avons écartées et pourquoi. Une décision d’architecture dont on ignore les raisons se rejoue à chaque changement de personne.
Ce que nous livrons
- La trajectoire retenue pour chaque application, et les options écartées avec leur motif
- Le découpage en lots, chacun mis en production, avec les dépendances entre eux
- L’estimation par lot, et l’ordre imposé par les échéances de support
- Le plan de repli, écrit avant la première bascule et non pendant
03
Le socle, puis la première fonction en production
Avant d’écrire la deuxième ligne : les environnements, la chaîne de livraison, les jeux d’essai, la sécurité, la supervision. Rien ne part en production à la main.
Puis une fonction complète, de bout en bout, réellement utilisée — pas une maquette. C’est la seule preuve qui vaille que l’architecture tient, et elle arrive au début du projet plutôt qu’à la fin.
Ce que nous livrons
- Les environnements — développement, recette, production — et la chaîne de livraison automatisée
- Le cloisonnement par rôles, adossé à votre annuaire Entra ID, et la journalisation des accès
- Les jeux d’essai et les tests automatisés qui protègent ce qui existe déjà
- Une première fonction en production, utilisée par de vraies personnes
04
La bascule, par lots
Chaque lot suit la même mécanique : reprise des données rejouable, double fonctionnement quand c’est possible, cahier de recette joué avec vos utilisateurs, réconciliation chiffrée entre l’ancien et le nouveau.
L’ancien système reste debout jusqu’à ce que vous validiez. Il s’éteint quand vous le décidez, pas quand notre planning le voudrait.
Ce que nous livrons
- La reprise des données rejouable, avec conservation de la copie d’origine
- Le rapport de réconciliation : ce qui est passé, ce qui a été écarté, et pourquoi
- Le cahier de recette joué avec vos utilisateurs, et signé
- L’accompagnement des utilisateurs les premiers jours, par ceux qui ont construit
05
Après — et c’est là que se joue la valeur
Une modernisation n’a servi à rien si l’application redevient illisible en trois ans. L’étape finale existe pour empêcher cela : documentation d’exploitation tenue à jour, transfert à vos équipes ou à votre prestataire habituel, et le code source chez vous.
Nous prenons ensuite le maintien en condition si vous le souhaitez — corrections, évolutions, montées de version — y compris sur des environnements que nous n’avons pas construits. Mais nous ne cherchons pas à rester : nous cherchons à ce que vos équipes sachent tenir l’outil après nous.
Ce que nous livrons
- La documentation d’exploitation et la documentation technique, remises et tenues
- Le code source et le modèle de données : ils sont à vous, sans clause de dépendance
- Le transfert à vos équipes, ou à votre prestataire habituel s’il y en a un
- Le maintien en condition avec un engagement de délai, si vous nous le confiez
Trois formes de mandat portent cette démarche : le forfait de projet, quand le périmètre peut s’écrire à l’avance ; le renfort en régie, quand vous pilotez et qu’il vous manque des bras — nous sommes titulaires de l’autorisation fédérale de location de services depuis 2018 ; et le contrat de service, quand il s’agit de reprendre et de tenir dans la durée. La forme se choisit au cadrage, pas à l’avance.
Pourquoi passer par nous
Les deux métiers, sous le même toit.
C’est la différence qui compte sur ce sujet précis. Un intégrateur qui ne développe pas n’a qu’une réponse à proposer : remplacer par un produit. Un développeur qui ne connaît pas l’infrastructure sous-estime le socle, les identités et l’exploitation. Une modernisation demande les deux métiers dans la même maison.
Quand l’outil qui répondrait au besoin n’existe pas sur le marché, nous le construisons — et quand il existe, nous le disons. C’est aussi pour cela que deux des sept trajectoires de cette page consistent à ne pas faire de projet.
1995
L’année où nous avons commencé. Certaines applications que nous reprenons sont plus jeunes que la maison
784
Projets d’implémentation livrés, du poste de travail à la plateforme développée sur mesure
+280
Sites raccordés à une plateforme que nous avons conçue et développée pour un seul client
Ce qui vient avec
- Les deux métiers sous le même toit : l’infrastructure, les identités et l’exploitation d’un côté ; la conception et le développement de l’autre. Sur une modernisation, les deux se parlent tous les jours.
- Reprendre ce que plus personne ne maîtrise fait partie de nos mandats courants — c’est même souvent ce qui nous amène chez un client, avant tout projet.
- Le code source et les données sont à vous, avec le modèle de données et la documentation. Aucune clause ne vous oblige à revenir.
- Des équipes sur place : Renens, Sion, Châtel-Saint-Denis. Personne n’ouvre un ticket à l’autre bout du monde le soir d’une bascule.
- Autorisation fédérale de location de services depuis 2018 : nous pouvons aussi détacher un développeur ou un architecte dans votre équipe, le temps du projet.
- Partenaire Microsoft depuis seize années consécutives : Azure, Power Platform, Dynamics 365, Microsoft 365. La modernisation atterrit presque toujours sur l’un des quatre.
Questions fréquentes
Ce qu’on nous demande avant de commencer.
Les questions qui reviennent à chaque premier rendez-vous, avec des réponses précises. Une réponse vague, à ce stade, ne sert à personne — et ne permet pas de nous comparer à un autre.
Faut-il tout réécrire ?
Presque jamais. Sur les sept trajectoires possibles, six ne consistent pas à réécrire : garder et sécuriser autour, retirer, réhéberger, replateformer, encapsuler, remplacer par un produit du marché. La réécriture complète est la plus longue et la plus risquée ; elle se justifie quand le besoin est propre à votre métier et que l’application ne sait plus faire ce qu’on lui demande.
Dans un parc de plusieurs applications, la conclusion habituelle mélange quatre trajectoires différentes, dont au moins une consiste à ne rien faire.
Combien de temps cela prend-il ?
L’audit d’un périmètre applicatif se compte en semaines, pas en mois. Ensuite, tout dépend de la trajectoire : réhéberger se compte en semaines, replateformer ou encapsuler en mois, redévelopper en lots de quelques semaines chacun, chaque lot étant mis en production.
Nous n’annonçons pas de calendrier avant d’avoir mesuré deux choses : le débit réel de reprise des données, et le nombre de dépendances à traiter. C’est ce qui fait la durée, bien plus que le nombre d’écrans.
L’audit est-il gratuit ?
Non, et nous préférons être clairs là-dessus. L’établissement de l’offre est gratuit : périmètre, charge, calendrier et livrables écrits, sans engagement de votre part. L’audit, lui, est la première étape du mandat — c’est là que le travail commence, et c’est un livrable que vous gardez.
Un prestataire qui offre l’audit le facture ailleurs, ou compte le récupérer sur un projet qu’il aura conclu avant de l’avoir compris. Nous préférons vous vendre une étape courte, utile, et à l’issue de laquelle vous pouvez nous arrêter.
Et si le prestataire d’origine a disparu, sans code ni documentation ?
C’est un cas fréquent, et il change la trajectoire plutôt que de la bloquer. On ne réécrit pas ce qu’on ne peut pas lire : on l’observe. Les règles métier se retrouvent dans les données, dans les journaux, dans les états imprimés et dans ce que savent vos utilisateurs.
La réponse habituelle est alors l’encapsulation : l’application est exposée par une interface documentée, le neuf se construit autour, et l’ancien cœur se remplace ensuite morceau par morceau. Dans certains cas, la base de données seule suffit à reconstruire ce qui compte.
Reprenez-vous une application que vous n’avez pas écrite ?
Oui, et c’est même souvent ce qui nous amène chez un client, avant tout projet. Nous assurons du support de niveau 2 et de niveau 3 sur des environnements et des applications que nous n’avons pas construits, avec un engagement de délai.
Cela commence toujours par une phase de reprise : comprendre, documenter, sécuriser les accès et les sauvegardes. Cette phase a un coût, et elle a une fin.
Faut-il aller dans le cloud ?
Non, pas nécessairement, et prétendre le contraire ne rend service à personne. Rester sur une infrastructure locale reste le bon choix quand la localisation des données l’impose, quand le réseau est isolé, quand un équipement industriel ou médical ne peut pas être déplacé, ou quand la facture d’un hébergement calqué sur l’existant dépasserait celle du matériel.
Ce qui n’est plus tenable, c’est de rester sur un socle hors support en espérant que cela passe. Entre les deux, il existe des trajectoires mixtes : l’application locale, les données sauvegardées dans Azure, l’identité et les accès dans Microsoft 365.
Sur quelles technologies travaillez-vous ?
Côté applications et interfaces métier : Power Apps model-driven, Dataverse, Power Automate et Dynamics 365 — le socle natif, sans connecteur supplémentaire ni sécurité parallèle, avec des licences souvent déjà acquises. Côté services et traitements : Azure Functions, Logic Apps, Service Bus, API Management, Azure SQL, Data Lake, et les passerelles de données vers le local.
Et le sur-mesure complet quand il le faut : applications, portails, extensions, web services, moteurs de calcul. La forme suit le besoin, jamais l’inverse.
Nous n’avons pas d’équipe informatique interne. Est-ce un obstacle ?
Non, mais cela change le contenu du mandat. Il comprend alors ce que personne ne portera à votre place : la documentation, le transfert vers votre prestataire habituel s’il y en a un, et le support après la mise en production.
Une réserve honnête : si votre structure compte moins d’une centaine de personnes et n’a aucune ressource informatique, un partenaire de proximité — joignable dans l’heure pour un poste qui ne démarre pas — vous servira mieux au quotidien. Nous restons pertinents sur le projet lui-même ; nous ne remplaçons pas cette proximité.
Nous voulons de l’intelligence artificielle sur nos données. Faut-il moderniser d’abord ?
Oui, et dans cet ordre. Une application dont les données sont enfermées dans un format propriétaire, sans interface d’accès, sans schéma documenté et sans gestion fine des autorisations ne se prête à rien : ni à un assistant, ni à un tableau de bord, ni à un simple export fiable.
Exposer proprement la donnée est le préalable, et c’est un projet en soi — souvent la meilleure première étape, parce qu’elle sert aussi tout le reste. La question à se poser d’abord n’est pas « quel modèle », c’est « qui a le droit de voir quoi, et comment le prouver ».
Comment évitez-vous de nous rendre dépendants de vous ?
Par des livrables, pas par des promesses. Le code source, le modèle de données et la documentation technique sont à vous, sans clause de dépendance. Les décisions d’architecture sont tracées avec leur motif. La chaîne de livraison est automatisée et documentée : un autre prestataire doit pouvoir reprendre.
Et le mandat ne se termine pas à la mise en production : il se termine à la remise des éléments de preuve et au transfert. C’est écrit dans l’offre, pas dans une conversation.
Autour du sujet
Ce qu’une modernisation croise toujours.
Une application ne vit pas seule : elle touche au socle, aux identités, à la messagerie et aux données. Voici les autres briques que nous posons, et où lire nos mandats publiés.
La suite
Parlons de votre application.
Quelques lignes suffisent pour commencer : ce qu’elle fait, sur quoi elle tourne, ce qui vous inquiète. Nous vous dirons ce que nous avons déjà traité de semblable, la trajectoire que nous proposerions, et sous quelle forme nous pourrions intervenir. L’établissement de l’offre est gratuit : périmètre, charge, calendrier et livrables, sans engagement de votre part. L’audit, lui, est la première étape du mandat — c’est là que le travail commence.

