Intelligence artificielle / Architectures
Quelle architecture pour votre projet d’intelligence artificielle ?
Chez Microsoft, dans vos locaux, hybride ou à côté de la machine : les critères d’abord, puis une réponse indicative.La question que l’on nous pose est « cloud ou local ? ». C’est presque toujours la mauvaise question. Les bonnes sont : où sont vos données, qui a le droit de les lire, en combien de temps la réponse doit arriver, et que se passe-t-il quand la liaison tombe. Sept questions suffisent à orienter, et l’une des réponses possibles est de ne rien construire.
Trois erreurs qui se font avant la première ligne de code
Elles ne sont pas techniques. Elles tiennent à l’ordre dans lequel les questions sont posées, et le choix de l’architecture arrive presque toujours trop tôt.
Décider de l’hébergement avant de connaître les données
On tranche « local » par prudence ou « en ligne » par habitude, avant d’avoir regardé où vivent les documents, qui y accède, et lesquels n’ont en réalité rien de confidentiel. Le lieu se déduit des données, pas l’inverse.
La sensibilité se décide document par document.
Compter le serveur, oublier l’exploitation
Une plateforme dans vos locaux, c’est un serveur avec processeurs graphiques, mais c’est surtout quelqu’un qui met les modèles à jour, surveille les coûts et intervient un dimanche. Ce poste-là n’apparaît pas sur le devis du matériel.
Le local se paie chaque mois, pas une fois.
Croire que le service en ligne est toujours moins cher
À faible volume, oui. Au-delà d’un certain nombre de requêtes par jour, ou quand des millions de pages doivent être relues chaque mois, le calcul local devient moins coûteux. Ce seuil se calcule sur trois ans, il ne se devine pas.
Le point de bascule existe, et il se chiffre.
Quatre façons de faire fonctionner la même solution
Un assistant sur vos documents, un traitement de factures ou un contrôle en bout de ligne peuvent tourner de quatre manières. Chacune a ce qui plaide pour elle, ce qui la limite, et les situations où nous la proposons. Les pages détaillées portent le reste.
En ligneChez Microsoft
Les données sont déjà dans Microsoft 365. Les fonctions arrivent avec les licences. Aucun matériel à acheter, rien à exploiter, un premier cas en quelques semaines.
Le coût se consomme à l’usage et grimpe avec le volume. Les données doivent pouvoir être traitées par le service. La latence dépend de la liaison.
Assistants dans Teams, recherche dans SharePoint, tri de courriels, service client. Tout ce qui vit déjà dans votre tenant.
On-premisesDans vos locaux
Rien ne sort : ni les documents, ni les requêtes, ni le modèle. Le coût par requête devient marginal une fois le matériel payé. Les volumes importants restent dans vos locaux.
Un serveur avec processeurs graphiques, son alimentation, son refroidissement, et l’exploitation qui va avec. Les modèles évoluent vite ; il faut les suivre.
Corpus confidentiels, code source, données réglementées, volumes de documents élevés, ou un contrat qui interdit le service en ligne.
HybrideUne partie chez Microsoft, une partie dans vos locaux
L’identité, Teams et l’interface restent chez Microsoft ; la recherche documentaire, les données sensibles ou l’inférence restent dans vos locaux. Le meilleur des deux, quand il est bien découpé.
Deux endroits à exploiter, une frontière à tenir dans la durée, et une liaison devenue critique entre les deux.
Le cas le plus fréquent : un assistant dans Teams dont le corpus et le modèle ne quittent pas le datacenter. Ou un traitement de documents dont la partie sensible reste sur place.
EdgeÀ côté de la machine
La décision se prend sur place, en quelques millisecondes, avec ou sans liaison. Les images et les mesures ne traversent aucun réseau.
Du matériel robuste dans un environnement qui ne lui est pas favorable, une administration à distance, et des modèles à mettre à jour sur chaque site.
Caméras sur une ligne, capteurs sur des équipements, sites industriels ou isolés qui ne peuvent pas dépendre d’Internet.
La plateforme d’entreprise
Au troisième prototype, la question change : ce n’est plus « où fonctionne ce cas », mais « quelle infrastructure commune, gouvernée et supervisée, plusieurs services vont-ils se partager ». C’est une cinquième réponse.
Les critères, ligne par ligne
Huit critères, quatre architectures, et ce que chaque case veut dire pour vous. Il n’y a pas de colonne gagnante : c’est la ligne qui pèse le plus dans votre situation qui décide.
| Critère | Chez Microsoft | Dans vos locaux | Hybride | À côté de la machine |
|---|---|---|---|---|
| Sensibilité des données | Traitées dans le tenant Microsoft, résidence des données en Suisse à vérifier | Rien ne sort | Ce qui est sensible reste dans vos locaux | Rien ne quitte le site |
| Volume de données | Facturé à l’usage : croît avec le volume | Illimité une fois le matériel payé | La partie volumineuse reste locale | Traité au fil de l’eau, sur place |
| Latence | Dépend de la liaison, quelques centaines de millisecondes | Réseau interne | Selon la partie sollicitée | Quelques millisecondes |
| Connectivité | Indispensable en permanence | Indépendant d’Internet | La liaison entre les deux devient critique | Continue quand la liaison tombe |
| Coût d’inférence | Le moins cher à faible volume | Le moins cher au-delà d’un seuil de requêtes | Le seuil se calcule sur la partie locale | Matériel dimensionné au site |
| Intégrations | Natives avec Microsoft 365, Dynamics 365, Power Platform | À construire vers vos systèmes | Les deux, avec une frontière à tenir | Vers les systèmes industriels et l’ERP |
| Exploitation au quotidien | Portée par Microsoft | Entièrement la vôtre, ou confiée | Partagée | À distance, site par site |
| Délai du premier cas | Quelques semaines | Quelques mois, matériel compris | Selon la partie locale | Selon le site et les capteurs |
Les mécanismes décrits viennent de la documentation de Microsoft et de Dell Technologies, et sont revérifiés avant chaque proposition. Aucun prix ne figure ici : ils changent chaque trimestre, et une erreur de prix est le genre de faute qui fait cesser de croire tout le reste.
Sept questions, une réponse indicative
Répondez comme vous le feriez lors d’une première réunion. Le résultat oriente, il ne dimensionne rien : il nomme l’architecture que nous étudierions d’abord, le piège qui l’accompagne, et la page à lire ensuite.
Quel est votre cas d’usage ?
Où se trouvent les données ?
Les données peuvent-elles quitter votre infrastructure ?
Quel volume doit être traité ?
Une réponse en temps réel est-elle nécessaire ?
Le système doit-il fonctionner sans Internet ?
Disposez-vous déjà de serveurs avec processeurs graphiques ?
Répondez aux sept questions
La conclusion apparaît quand les sept réponses sont données. Elle nomme l’architecture que nous étudierions d’abord, le premier piège, et la page à lire ensuite.
Identifier le cas d’usage d’abord
Tant que le cas d’usage n’est pas nommé, aucune architecture ne peut être choisie : le lieu se déduit du problème, jamais l’inverse. Une demi-journée avec les responsables métier suffit souvent à sortir trois candidats et à en garder un.
Le premier piège : partir de la technologie qu’on a envie d’essayer.
Identifier les bons cas d’usageÀ côté de la machine : Edge AI
Sans Internet, ou avec une décision à prendre en quelques millisecondes sur des machines, le traitement doit se faire sur place. Un équipement robuste sur le site, administré à distance, et des modèles mis à jour depuis le centre quand la liaison existe.
Le premier piège : sous-estimer l’environnement — poussière, chaleur, absence de personnel informatique — et le coût de mettre à jour chaque site.
Voir l’architecture Edge AIDans vos locaux : intelligence artificielle privée
Vos données ne peuvent pas sortir : le modèle, les documents et le calcul fonctionnent dans votre datacenter. La contrainte réglementaire passe avant tout le reste, elle est la seule qui ne se négocie pas.
Le premier piège : acheter le serveur avant d’avoir décidé qui exploitera la plateforme, met les modèles à jour et surveille les coûts.
Voir l’architecture privéeUne plateforme d’entreprise
Plusieurs cas d’usage, des volumes importants ou du calcul déjà en place : la question n’est plus « où tourne ce cas » mais « quelle infrastructure commune plusieurs services vont se partager ». Gouvernance, supervision et coûts se décident une fois pour tous.
Le premier piège : laisser chaque service monter son propre prototype, et se retrouver avec quatre plateformes et aucune exploitation.
Voir la plateforme d’entrepriseHybride : l’interface chez Microsoft, les données dans vos locaux
Une partie des données peut sortir, une autre non, ou elles sont réparties entre plusieurs endroits. L’identité, Teams et l’interface restent chez Microsoft ; ce qui est sensible ou volumineux reste dans vos locaux. C’est le découpage le plus fréquent que nous mettons en place.
Le premier piège : une frontière floue entre les deux, qui se déplace au fil des demandes et finit par ne plus protéger personne.
Voir l’architecture hybrideChez Microsoft, en ligne — et souvent, ce que vous avez déjà suffit
Vos données vivent dans Microsoft 365, elles peuvent y être traitées, et rien n’exige une réponse en temps réel. Un projet d’infrastructure n’a pas de raison d’être ici. Copilot dans vos licences, un agent Copilot Studio ou un service Azure couvrent le cas — à condition de faire d’abord le ménage des droits d’accès.
Le premier piège : ouvrir un assistant sur un SharePoint dont les partages n’ont jamais été relus. L’assistant ne crée pas de fuite ; il révèle celles qui existaient.
Voir l’architecture en ligneLe résultat est indicatif. Le choix définitif se prend sur vos données réelles, vos intégrations et votre budget d’exploitation, pendant votre assessment.
Ce que sept questions ne peuvent pas décider
Trois choses se règlent pendant votre assessment, avec vos chiffres. Les ignorer est la façon la plus sûre de choisir juste sur le papier et faux dans la salle machine.
Où vivent les systèmes qui consomment le résultat
Un assistant qui doit ouvrir un dossier dans Dynamics 365, écrire dans l’ERP ou alerter dans Teams tire l’architecture vers l’endroit où ces systèmes vivent. Le lieu des données ne suffit pas.
Le seuil au-delà duquel vos locaux deviennent moins chers
Nombre de requêtes par jour, pages relues par mois, minutes de voix : ces trois chiffres, mis en face du coût du matériel et de son exploitation, donnent un seuil. Nous le calculons devant vous.
Qui tient la plateforme un dimanche
Une infrastructure dans vos locaux ou sur un site suppose quelqu’un pour la mettre à jour, la surveiller et intervenir. Nous pouvons le faire ; il faut que ce soit décidé, et chiffré, avant d’acheter.
Chaque architecture, en détail
Cinq pages portent les avantages, les limites, les cas d’usage qui les justifient et les technologies qui les font tourner.
Chez Microsoft, quand c’est la bonne réponse
Copilot, Copilot Studio, Microsoft Foundry, les services Azure : ce qui arrive avec vos licences, et les situations où cela suffit.
Voir la page On-premisesDans vos locaux : données, modèles et calcul sur vos serveurs
Quand rien ne doit sortir. Azure Local, Foundry Local, des modèles à poids ouverts sur des serveurs Dell PowerEdge avec processeurs graphiques.
Voir la page HybrideL’interface chez Microsoft, les données sensibles dans vos locaux
Le découpage le plus fréquent en pratique, et la frontière qu’il faut tenir dans la durée.
Voir la page EdgeEdge AI : là où les données naissent
Usine, entrepôt, magasin, site isolé : la décision prise sur place, et le fonctionnement quand la liaison tombe.
Voir la page PlateformeUne infrastructure commune à plusieurs services
Plusieurs modèles, plusieurs cas, une gouvernance et une supervision : la réponse au troisième prototype.
Voir la page Votre projetDu cadrage à l’exploitation au quotidien
Comment le choix d’architecture se prend pour de vrai : sur vos données, avec vos utilisateurs, avant d’acheter quoi que ce soit.
Voir la pageParlons de votre architecture
Vos réponses, vos données réelles, et un choix qui tient
Envoyez-nous vos sept réponses et deux ordres de grandeur : le nombre de documents ou de requêtes, et ce qui ne doit pas sortir. Nous revenons avec l’architecture que nous étudierions, le seuil de coût, et ce qu’il faudrait mesurer pour la confirmer.
Ce que nous offrons, c’est la rencontre des ingénieurs qui feront le travail. Le calcul du seuil et l’architecture détaillée font partie du premier assessment. La discussion qui les précède, elle, ne coûte rien.
Renens, Sion, Châtel-Saint-Denis
Microsoft Solutions Partner et Dell Technologies Gold Partner : nous savons faire les quatre architectures, et c’est ce qui rend le conseil possible.
Renens VD +41 21 806 37 15
Sion VS +41 27 552 00 22
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