Microsoft 365 : les nouveaux prix s’appliquent à votre prochain renouvellement
Depuis le 1er juillet 2026, Microsoft applique de nouveaux tarifs sur la plupart de ses suites Microsoft 365 et Office 365. La hausse va de 5 % à 33 % selon le plan, et deux plans ne bougent pas du tout. Rien ne change sur votre facture tant que votre abonnement court : les nouveaux prix s’appliquent à votre prochain renouvellement, et c’est à ce moment-là que l’écart se voit d’un coup, sur douze mois.
Ce qui augmente, et de combien
Les tarifs publiés par Microsoft sont en dollars américains, par utilisateur et par mois. Les montants facturés en Suisse dépendent du taux appliqué par votre revendeur et de la devise du contrat, mais les écarts relatifs, eux, sont les mêmes.
| Plan | Avant | Après | Écart |
|---|---|---|---|
| Microsoft 365 Business Basic | 6.00 | 7.00 | +16 % |
| Microsoft 365 Business Standard | 12.50 | 14.00 | +12 % |
| Microsoft 365 Business Premium | 22.00 | 22.00 | inchangé |
| Office 365 E1 | 10.00 | 10.00 | inchangé |
| Office 365 E3 | 23.00 | 26.00 | +13 % |
| Office 365 E5 | 38.00 | 41.00 | +8 % |
| Microsoft 365 E3 | 36.00 | 39.00 | +8 % |
| Microsoft 365 E5 | 57.00 | 60.00 | +5 % |
| Microsoft 365 F1 | 2.25 | 3.00 | +33 % |
| Microsoft 365 F3 | 8.00 | 10.00 | +25 % |
Deux choses sautent aux yeux. Les plans les plus chers augmentent le moins, en pourcentage : 5 % sur Microsoft 365 E5 contre 16 % sur Business Basic. Et les plans du personnel de terrain augmentent le plus : un tiers sur F1, un quart sur F3.
Qui paie vraiment la hausse
Le calcul se fait rarement là où on l’attend. Une entreprise de 80 collaborateurs sur Business Standard voit sa ligne annuelle progresser d’un peu plus de 1400 dollars. La même entreprise avec 300 postes de production sous F1 voit la sienne progresser de 2700 dollars, pour des licences qui coûtaient trois fois rien.
Ce sont donc les organisations à forte proportion de personnel de terrain — production, vente au détail, soins, hôtellerie, logistique — qui absorbent la plus grosse variation, alors que ce sont souvent celles qui suivent le moins leurs licences Microsoft, précisément parce que le coût unitaire y était négligeable.
Remarque : Business Premium ne change pas de prix. L’écart avec Business Standard se resserre donc mécaniquement, et l’arbitrage entre les deux ne se pose plus dans les mêmes termes qu’il y a un an.
Les trois questions à poser avant de signer
Quand tombe votre prochain renouvellement ? C’est la seule date qui compte. Un abonnement en cours reste au tarif signé jusqu’à son terme : Microsoft l’écrit explicitement pour les accords pluriannuels. Vous n’avez donc pas un problème de trésorerie immédiat, vous avez une échéance à préparer.
Combien de licences payez-vous réellement pour des personnes qui ne les utilisent pas ? C’est la question qui rapporte le plus, et elle n’a rien à voir avec la hausse : dans la plupart des inventaires que l’on ouvre, une part des licences est attribuée à des comptes de départs, de prestataires terminés ou de boîtes fonctionnelles qui n’en ont pas besoin. Une hausse de 12 % sur un parc surdimensionné de 10 % coûte plus cher que la hausse elle-même.
Le plan attribué correspond-il à l’usage ? Un collaborateur qui n’ouvre jamais un document et ne fait que consulter ses messages sur un poste partagé n’a pas le même besoin qu’un utilisateur de bureau. C’est exactement la frontière entre les plans de terrain et les plans complets, et c’est la seule optimisation qui tienne dans la durée — bien plus qu’une négociation de remise.
Ce que Microsoft met en face
Microsoft justifie la hausse par ce qui a été ajouté aux suites depuis plusieurs années, et cite nommément trois domaines : les capacités d’intelligence artificielle, dont Copilot Chat, la sécurité avec Microsoft Defender for Office Plan 1, et la gestion du parc avec Intune Suite.
C’est vérifiable, et c’est aussi un point d’attention : si ces briques sont incluses dans votre plan et que personne ne les a activées, vous payez déjà pour elles. Un inventaire des fonctions comprises et non déployées est souvent plus rentable qu’une renégociation, et il ne dépend de personne d’autre que de vous.
Ce qu’il faut faire maintenant
- Relevez la date exacte de fin de votre abonnement principal, et celle de vos abonnements secondaires — ils ne tombent pas toujours ensemble.
- Sortez la liste des licences attribuées et comparez-la à la liste des collaborateurs actifs.
- Repérez les populations qui pourraient relever d’un plan de terrain plutôt que d’un plan complet, et l’inverse.
- Listez ce qui est inclus dans vos plans actuels et qui n’est pas déployé.
- Chiffrez l’écart sur douze mois avec les nouveaux tarifs, avant la discussion commerciale et non pendant.
Cet inventaire ne demande pas d’outil particulier, mais il demande du temps et une lecture croisée entre les ressources humaines et l’informatique. Lambert Consulting peut le conduire avec vous lorsque le parc est réparti sur plusieurs sites ou plusieurs contrats, et que personne n’a la vue d’ensemble.
Deux points de contexte utiles à la même discussion : les plans Business ont reçu 50 Go de stockage de messagerie supplémentaires dans le cadre des mêmes changements de packaging, et plusieurs mécanismes Microsoft 365 et Entra ID changent d’ici avril 2027 sans rapport avec le prix mais sur le même parc.
Les sources Microsoft
Ce qu'un article ne peut pas savoir
Un article décrit ce qui vaut pour tout le monde. Ce qui change d'une organisation à l'autre, c'est l'inventaire : quelles applications, quels comptes, quels équipements sont réellement concernés chez vous. C'est l'inventaire qui décide de l'effort, et il ne se répond pas sur une page.
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