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GPT-6 Astra dans Microsoft Foundry : ce qui est disponible et où les données sont traitées

Microsoft a annoncé GPT-6 Astra dans Microsoft Foundry le 3 septembre 2026. L'accès passe par le Limited Access Program, aucun des deux déploiements tarifés ne garantit un traitement dans l'EU Data Boundary, et les prix ne figurent pas encore sur la page de tarifs Azure OpenAI.

Date de publication
9 minTemps de lecture
Intelligence artificielleDossier du blog

GPT-6 Astra, le plus récent modèle de pointe d’OpenAI, commence son déploiement dans Microsoft Foundry par le Microsoft Foundry Limited Access Program. Microsoft l’a annoncé le 3 septembre 2026 et écrit que l’accès s’étendra aux clients participants. L’accès reste soumis aux critères d’éligibilité que Microsoft détermine.

La page Learn « Foundry Models sold by Azure » a été mise à jour le 4 septembre 2026, le lendemain de l’annonce, et elle ne nomme ni GPT-6 ni Astra : le modèle GPT le plus récent qu’elle porte est GPT-5.6. Quatre lignes tarifaires accompagnent l’annonce.

DéploiementEntréeEntrée en cacheÉcriture en cacheSortie
Standard Global (short context)10.00 USD1.00 USD12.50 USD50.00 USD
Standard Global (long context)20.00 USD2.00 USD25.00 USD75.00 USD
Standard Data Zone (US) (short context)11.00 USD1.10 USD13.75 USD55.00 USD
Standard Data Zone (US) (long context)22.00 USD2.20 USD27.50 USD82.50 USD

Tarifs relevés le 4 septembre 2026 sur le billet du blog Azure, en dollars par million de tokens. La facturation est à la consommation, sans engagement de capacité réservée, et Microsoft précise que la consommation et le coût réels varient selon la charge et la configuration. Microsoft ne publie pas de tarif suisse pour ce modèle — voir plus bas.

L’accès dépend de critères d’éligibilité que Microsoft ne documente pas sur sa page Limited Access

Microsoft désigne certains modèles vendus par Azure comme des Limited Access Services, et l’accès à ces modèles dépend de critères d’éligibilité déterminés par Microsoft. La règle générale est qu’un client Azure n’a aucun formulaire à déposer pour utiliser un modèle ; les deux exceptions sont l’accès à un modèle désigné Limited Access Service, et la demande de modification des Guardrails ou de la surveillance des abus.

La page qui porte cette politique ne nomme ni GPT-6 ni Astra, et les deux formulaires qu’elle publie concernent les Guardrails et la surveillance des abus, pas l’accès à un modèle. Microsoft n’y documente aucune démarche qu’un administrateur puisse mener seul pour demander Astra ; le billet indique seulement que l’accès s’étendra aux clients participants.

Des critères d’éligibilité supplémentaires gouvernent un besoin voisin, qu’on rencontre en concevant un agent : tout client peut régler les seuils de sévérité des Guardrails, mais les désactiver en tout ou partie demande une approbation, réservée aux clients et partenaires suivis par une équipe de compte Microsoft ou relevant d’un programme éligible.

Global peut traiter l’inférence dans n’importe quelle région Azure, US Data Zone la garde aux États-Unis

Le type de déploiement décide de l’endroit où le service traite les prompts et les réponses. La règle du stockage au repos est différente, et le paragraphe suivant la donne.

Les données stockées au repos restent dans la géographie Azure désignée, et cela vaut pour tous les types de déploiement. C’est l’inférence qui change de règle :

  • un déploiement Global peut être traité dans n’importe quelle région Azure ;
  • un déploiement Data Zone n’est traité que dans la data zone spécifiée par Microsoft, parmi les États-Unis, l’Union européenne et l’Asie-Pacifique. Dans la data zone américaine, le service traite les données n’importe où aux États-Unis.
Les trois règles de traitement des données dans Microsoft Foundry : stockage au repos, inférence Global, inférence Data Zone
Le stockage au repos suit une règle, l’inférence en suit une autre selon le type de déploiement.

Les quatre lignes tarifaires publiées pour Astra couvrent deux types de déploiement : Standard Global et Standard Data Zone (US), chacun décliné en short context et en long context. Aucune data zone européenne n’y figure. Ce sont les deux déploiements que Microsoft nomme dans son annonce, en laissant au client le choix selon les besoins de sa charge.

Remarque : avec un déploiement Global Standard comme avec un Data Zone Standard, une interruption de service de la région primaire affecte tout le trafic qui y était initialement routé. Microsoft renvoie sur ce point à son guide de haute disponibilité et de reprise.

Aucun déploiement tarifé d’Astra ne garantit un traitement dans l’EU Data Boundary, dont la Suisse fait partie

L’EU Data Boundary réunit les pays de l’Union européenne et ceux de l’AELE, et la Suisse est l’un des quatre pays AELE, avec le Liechtenstein, l’Islande et la Norvège. C’est le point que le partage des responsabilités entre fournisseur et entreprise utilisatrice rend concret sur un projet d’IA. Microsoft s’engage à y stocker et à y traiter les données client de ses services en ligne d’entreprise, Azure compris ; des transferts hors du périmètre subsistent dans des circonstances limitées. Ce périmètre utilise ou peut utiliser des centres de données situés en Suisse.

Une data zone Union européenne traite donc les données à l’intérieur de ce périmètre. Elle n’existe pas dans le tarif d’Astra. Un déploiement Global, lui, peut traiter l’inférence dans n’importe quelle région Azure, et la data zone américaine la garde aux États-Unis : ni l’un ni l’autre ne maintient le traitement dans l’EU Data Boundary.

Une entreprise qui a choisi Azure pour ses régions suisses ne retrouve pas cette proximité sur ce modèle. Le périmètre tarifé au 4 septembre 2026 ne satisfait pas une exigence de traitement dans l’EU Data Boundary déjà inscrite dans un registre de risques ou dans un engagement client, et le sujet se rouvre si une data zone européenne arrive pour ce modèle.

L’ordre d’arrivée des déploiements est documenté, la date ne l’est pas

Microsoft décrit une séquence fixe : les nouveaux types de déploiement arrivent d’abord en Global, puis en Data Zone, puis dans les types rattachés à une géographie. Microsoft écrit aussi que les déploiements Global reçoivent les nouveaux modèles en premier. Astra n’est tarifé que sur les deux premières étapes de cette séquence.

Les types rattachés à une géographie arrivent en dernier, n’ont aucune date de disponibilité garantie, et dépendent de la capacité libérée par le retrait de modèles plus anciens. Microsoft précise qu’il peut ajouter des régions à une data zone sans préavis : la couverture peut donc s’élargir sans annonce, et une liste de régions relevée à une date donnée peut être incomplète ensuite.

Azure Policy vise un type de déploiement par son nom de SKU

On peut poser une règle Azure Policy avant d’obtenir l’accès au modèle. Un type de déploiement porte un nom de SKU : GlobalStandard pour Global Standard, DataZoneStandard pour Data Zone Standard. Microsoft documente l’usage d’Azure Policy pour désactiver l’accès à un type de déploiement donné, en visant ce nom.

Une règle Azure Policy se compose d’un bloc if et d’un bloc then, et c’est dans le then que se définit l’effet appliqué quand les conditions du if sont remplies. L’extrait publié sur la page Foundry s’arrête au if : il faut y ajouter le bloc then et son effet, deny pour refuser la demande ou audit pour la laisser passer en la signalant. En remplaçant GlobalStandard par le SKU à restreindre :

{ "mode": "All", "policyRule": { "if": { "allOf": [ { "field": "type", "equals": "Microsoft.CognitiveServices/accounts/deployments" }, { "field": "Microsoft.CognitiveServices/accounts/deployments/sku.name", "equals": "GlobalStandard" } ] }, "then": { "effect": "deny" } } }

Poser cette règle avant l’arrivée du modèle évite le cas où un déploiement Global est créé pour essayer, puis oublié en production. La contrainte vaut alors pour tous les déploiements du périmètre visé, y compris ceux qu’aucune équipe n’a vus passer.

Microsoft ne publie pas encore ces prix sur sa page de tarifs

La page de tarifs Azure OpenAI porte l’indication suivante : les prix de GPT-6 sont en cours de publication, et Microsoft renvoie au billet du blog pour les trouver. Les montants du tableau ci-dessus viennent donc de ce billet, seule source Microsoft qui les portait au 4 septembre 2026.

La page de tarifs propose bien le franc suisse parmi ses devises, mais un montant affiché dans une autre devise que le dollar est une conversion du prix en dollars : Microsoft la recalcule chaque mois sur les cours de clôture de Londres relevés deux jours ouvrables avant le dernier jour ouvrable du mois précédent, et le taux ainsi fixé s’applique à toutes les transactions du mois suivant. Microsoft présente par ailleurs ces montants comme des estimations et non comme des offres. Tant que la page de tarifs ne porte pas Astra, il n’existe aucun montant en francs à relever pour ce modèle, et le calculer soi-même depuis le dollar donnerait un chiffre qu’aucune page Microsoft ne confirme.

Un dernier point de suivi : aucune entrée Azure Updates ne portait GPT-6 Astra au 4 septembre 2026. Le billet du blog est pour l’instant la seule publication Microsoft qui porte Astra ; c’est la page de tarifs qui signalera le passage à un régime tarifaire ordinaire.

Ce que Microsoft documente sur la protection des données, et ce qui reste au client

Microsoft écrit que les prompts et les sorties ne servent pas à entraîner les modèles. Le billet nomme notamment, parmi les capacités de sécurité et de conformité, Microsoft Entra pour l’identité et les accès, le chiffrement en transit et au repos, des options de réseau privé, des contrôles d’accès par rôle, le filtrage de contenu et des évaluations de sûreté.

Microsoft borne ensuite la portée de ces capacités : elles aident à mettre en place des protections et à garder la main, mais elles ne suppriment pas le risque et ne remplacent pas la responsabilité de chaque organisation de choisir et de configurer les contrôles adaptés à ses scénarios et à ses obligations réglementaires.

Microsoft avertit, sur les capacités de computer use qui visent aussi les workflows sans API dédiée : le contenu affiché dans une application peut être incomplet, trompeur, ou conçu pour influencer le comportement d’un agent. Microsoft nomme notamment, face à cela, des identifiants à portée limitée, des ressources approuvées, des points de contrôle humains sur les actions à conséquence et des traces d’activité.

Sur les performances, OpenAI rapporte des résultats de pointe sur une sélection d’évaluations de computer use, et Microsoft précise que la performance varie selon la tâche, les outils, la configuration et les protections en place. OpenAI présente Astra comme son modèle le mieux aligné à ce jour et prévoit de publier les évaluations d’alignement, de sûreté et de computer use dans ses documents de lancement. Microsoft cite Power BI parmi les usages : Astra peut construire et affiner des tableaux de bord.

Sources

Après la lecture

Ce qu'un article ne peut pas savoir

Un article décrit ce qui vaut pour tout le monde. Ce qui change d'une organisation à l'autre, c'est l'inventaire : quelles applications, quels comptes, quels équipements sont réellement concernés chez vous. C'est l'inventaire qui décide de l'effort, et il ne se répond pas sur une page.

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Les dates annoncées sont parfois repoussées, les produits changent de nom, les conditions évoluent. Le blog suit ces sujets au fil du temps : quand une règle change, un nouvel article le dit.

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