Windows Server 2022 quitte le support courant le 13 octobre 2026
Le 13 octobre 2026, Windows Server 2022 passe du support courant au support étendu. Ce n’est pas une fin de support, et c’est important de le dire d’emblée : les correctifs de sécurité continuent d’arriver, gratuitement, pendant encore plusieurs années. Ce qui s’arrête ce jour-là, c’est tout le reste — et « tout le reste » compte davantage qu’on ne le croit quand on planifie une infrastructure sur cinq ans.
Ce qui s’arrête exactement
En support étendu, Microsoft ne livre plus de nouvelles fonctionnalités, n’accepte plus de demandes d’évolution, et ne fournit plus gratuitement les correctifs qui ne relèvent pas de la sécurité. Un défaut de performance, une incompatibilité avec un matériel récent ou un comportement gênant mais non dangereux ne seront plus corrigés sans contrat spécifique.
La même bascule vers le support étendu touche le même jour Windows Server 2022 Datacenter: Azure Edition et Windows Server IoT 2022. Office LTSC 2021 for Mac tombe aussi le 13 octobre 2026, mais lui sort complètement du support : ses mises à jour de sécurité s’arrêtent ce jour-là.
Pourquoi ça change une décision, alors que rien ne casse
Un serveur en support étendu est parfaitement exploitable. Le problème n’est pas là : il est dans ce que vous ne pourrez plus faire avec.
Trois conséquences se manifestent dans cet ordre, et rarement plus tôt :
Le matériel neuf. Un serveur physique acheté dans deux ans embarquera des composants dont les pilotes ciblent les systèmes récents. Rien n’oblige un constructeur à certifier une version qui ne reçoit plus de correctifs fonctionnels.
Les logiciels tiers. Notre lecture : les éditeurs alignent en général leurs matrices de compatibilité sur le support courant. Une nouvelle version de votre solution de sauvegarde, de supervision ou de sécurité peut cesser de certifier Windows Server 2022 bien avant que Microsoft ne l’abandonne.
Les capacités attendues. Une fonction d’infrastructure annoncée après octobre 2026 n’arrivera pas sur cette version. Si votre plan à trois ans suppose une évolution de la virtualisation, du stockage ou de l’intégration avec Azure, elle demandera une montée de version.
Remarque : sur Windows Server 2022 Datacenter: Azure Edition Core, le hotpatching — les correctifs sans redémarrage — s’arrête à la fin du support courant, donc le 13 octobre 2026 : quelque chose casse bien ce jour-là pour ce rôle précis. Ailleurs, le support étendu court jusqu’au 14 octobre 2031, et c’est à partir d’octobre 2026 que l’écart commence à se creuser entre ce que fait votre parc et ce que font les produits que vous achèterez ensuite.
Comment savoir si vous êtes concerné
La question n’est pas de savoir si vous avez du Windows Server 2022. Elle est : combien de temps ces machines doivent-elles encore vivre ?
- Un serveur installé en 2022 sur du matériel amorti arrive de toute façon en fin de cycle. La bascule s’inscrit dans le renouvellement matériel, sans décision supplémentaire.
- Un serveur installé récemment sur du matériel neuf a devant lui cinq ou six ans d’exploitation. C’est celui-là qui pose un problème : il vivra largement au-delà du moment où son système ne recevra plus que des correctifs de sécurité.
- Une machine virtuelle dans le cloud n’a pas de contrainte matérielle, mais elle a les deux autres — les éditeurs tiers et les fonctions à venir.
L’effort, et il est modeste si l’on s’y prend tôt
Une montée de version de système serveur n’est pas une migration applicative. Sur un rôle standard — fichiers, impression, contrôleur de domaine supplémentaire, serveur d’application simple —, elle se prépare et se pose sans drame, souvent en montant une machine neuve à côté et en basculant le service.
Ce qui coûte, ce sont les serveurs qui portent une application ancienne dont personne ne connaît plus les prérequis, et les machines qui rendent trois services à la fois parce qu’elles ont été installées dans l’urgence. Ces deux cas ne se découvrent pas la veille : ils se repèrent par un inventaire, et l’inventaire ne demande aucune décision.
Ce qu’il faut faire maintenant
- Lister les serveurs sous Windows Server 2022 et, pour chacun, la date d’achat ou de création du matériel qui les porte.
- Le support étendu s’arrête le 14 octobre 2031 : séparer les serveurs dont le renouvellement matériel tombe assez tôt pour emporter la montée de version avec lui — ils se règlent tout seuls — de ceux qui vivront au-delà.
- Pour ces derniers, vérifier ce que certifient vos éditeurs tiers aujourd’hui, et ce qu’ils annoncent.
- Inscrire la montée de version dans le plan pluriannuel plutôt que dans un projet séparé : c’est là qu’elle coûte le moins.
Rien de tout cela n’est urgent au sens où quelque chose s’arrêterait. C’est précisément pour ça que la décision se prend maintenant, quand elle est encore un arbitrage de calendrier et pas une contrainte.
D’autres échéances Microsoft tombent le même 13 octobre 2026, et il vaut la peine de les traiter dans le même plan.
Les sources Microsoft
Ce qu'un article ne peut pas savoir
Un article décrit ce qui vaut pour tout le monde. Ce qui change d'une organisation à l'autre, c'est l'inventaire : quelles applications, quels comptes, quels équipements sont réellement concernés chez vous. C'est l'inventaire qui décide de l'effort, et il ne se répond pas sur une page.
Vous parlez aux ingénieurs qui feraient le travail, pas à un intermédiaire. Réponse sous 24 heures ouvrées.
Vérifier ce qui est encore vrai
Les dates annoncées sont parfois repoussées, les produits changent de nom, les conditions évoluent. Le blog suit ces sujets au fil du temps : quand une règle change, un nouvel article le dit.
Chercher un sujet dans le blogDans le même dossier
Trois articles du même sujet. Le blog en compte 149, tous en accès libre.

