Microsoft Azure — conseil, migration et exploitation
Migrer dans Azure quand c’est la bonne réponse.
Réhébergement, replateformage, Azure Local ou maintien sur site. Nous auditons votre parc, nous chiffrons les trajectoires possibles, puis nous exécutons celle qui tient avec vos applications métier, vos obligations de protection des données et votre budget d’exploitation. Y compris lorsque la bonne réponse est de ne pas tout migrer.
SQL Server 2016 est sorti du support étendu le 14 juillet 2026. Windows Server 2016 sort le 12 janvier 2027. Et depuis le 1er avril 2026, les mises à jour de sécurité étendues coûtent le même prix partout : dans Azure, sur site ou chez un autre fournisseur. L’argument « migrez dans Azure, les correctifs sont offerts » ne vaut plus pour ces deux programmes.
Les dates qui décident
La question n’est plus « faut-il aller dans le cloud ».
Elle est devenue : que faites-vous des serveurs qui sortent du support d’ici le 12 janvier 2027, et combien vous coûte chaque mois d’attente. Voici le calendrier réel, tel que Microsoft l’a publié — avec la mauvaise nouvelle que la plupart des pages passent sous silence.
1er avril 2026
Le prix des correctifs est aligné
Microsoft applique un prix catalogue unique aux mises à jour de sécurité étendues, quel que soit l’endroit du déploiement et le canal d’achat. Les programmes déjà en cours — Windows Server 2012, SQL Server 2014 — ne changent pas.
14 juillet 2026
SQL Server 2016 sort du support
Le support est terminé. Plus de correctifs de sécurité, plus de corrections, plus d’assistance sans souscrire au programme étendu — payant, cette fois, y compris dans Azure.
12 janvier 2027
Windows Server 2016 sort du support
L’échéance suivante. C’est encore l’une des versions les plus déployées dans les salles serveur romandes, et le passage par les licences en volume n’est pas prévu pour ce programme, contrairement à 2012.
Jusqu’en janvier 2030
Le sursis, et son piège
Les correctifs restent disponibles trois ans via Azure Arc, facturés dès le 13 janvier 2027. Mais la facture est rétroactive à la date de fin de support : souscrire plus tard ne coûte pas moins cher.
C’est ce dernier point qui change la décision. Repousser le choix ne fait économiser strictement rien : Microsoft facture le sursis depuis le premier jour, quelle que soit la date de souscription, et écrit noir sur blanc qu’aucune manipulation ne permet d’y échapper. La seule question qui reste ouverte est donc : où ces machines doivent-elles tourner en 2027 ?
Trouver votre trajectoireLe point de départ
Cinq trajectoires, et une seule est la vôtre.
« Migrer vers Azure » ne veut rien dire tant qu’on n’a pas choisi entre ces cinq mouvements. Ils n’ont ni le même coût, ni le même risque, ni le même calendrier — et deux d’entre eux ne sont pas des migrations du tout.
Réhéberger tel quel
Les machines virtuelles partent dans Azure sans être retouchées. Le système, l’application et la version restent identiques : c’est le mouvement le plus rapide et le plus prévisible.
Quand : le matériel arrive en fin de vie, ou la date de support approche et l’application ne peut pas être modifiée maintenant.
Replateformer les bases et les applications
La base de données rejoint un service géré, l’application un service d’hébergement. Il n’y a plus de système d’exploitation à mettre à jour, donc plus de fin de support à repasser dans trois ans.
Quand : SQL Server 2016 est le vrai sujet, et la base peut suivre sans casser l’application qui l’utilise.
Modernisation d’applicationsAzure Local : rester chez vous
Le matériel reste dans vos murs et vous en restez propriétaire, mais il est gouverné, mis à jour et facturé depuis Azure. Y compris totalement déconnecté du réseau public.
Quand : les données ne peuvent pas sortir du bâtiment, ou le site est trop mal raccordé pour dépendre d’une liaison.
La section Azure LocalAcheter du temps, et l’utiliser
On souscrit au programme de mises à jour étendues et on ne bouge pas — mais on écrit tout de suite ce qui se passera au bout du sursis. Ce n’est pas une trajectoire : c’est un délai payé.
Quand : une application métier bloque, un éditeur ne suit pas, ou l’organisation n’a pas la capacité de mener le projet cette année. Nous le disons quand c’est le cas.
Hybride, gouverné depuis un seul endroit
Une partie part, une partie reste, et l’ensemble se pilote au même endroit — inventaire, correctifs, conformité et journalisation, que la machine soit dans Azure, dans votre salle ou chez un autre hébergeur.
Quand : le parc est trop gros pour un seul mouvement, ou plusieurs sites avancent à des rythmes différents. C’est le cas le plus fréquent.
Notre page Hybride et cloudLa vraie question
Laquelle est la vôtre ?
Quatre questions, aucune coordonnée à laisser, et une réponse qui nomme une trajectoire et le piège qui l’accompagne. Il arrive que la réponse soit « ne migrez pas ça maintenant » : elle est écrite aussi, et c’est ce qui rend le reste crédible.
Répondez aux quatre questions.
La conclusion s’écrit ici même. Rien n’est envoyé, rien n’est enregistré, et il n’y a aucune adresse à laisser pour la lire.
Le mouvement
Réhéberger tel quel, puis moderniser à froid.
Vos machines partent dans Azure sans être retouchées, avec le même système et la même version d’application. On ne replateforme jamais dans l’urgence : changer d’hébergement et changer de moteur de base de données en même temps, c’est se priver de tout moyen de savoir laquelle des deux opérations a cassé quelque chose. Le replateformage vient ensuite, sans date imposée par un éditeur.
Replateformer les bases, réhéberger le reste.
Votre vraie contrainte est une date de fin de support, et vous avez le temps de faire le mouvement une fois plutôt que deux. Les bases de données rejoignent un service géré : il n’y a plus de système d’exploitation à maintenir, donc plus de fin de support à repasser. Les serveurs qui ne peuvent pas suivre sont réhébergés en l’état, et la liste des deux catégories s’établit à l’audit.
Azure Local, dans vos murs.
Vos données ne peuvent pas sortir : le cloud public est écarté, et personne ne devrait essayer de vous convaincre du contraire. Le matériel reste chez vous et vous en restez propriétaire, mais il est gouverné, mis à jour et facturé depuis Azure — y compris en fonctionnement totalement déconnecté, où le portail et les services de gestion tournent aussi sur votre infrastructure.
Acheter le sursis, et s’en servir.
Une application bloquée sur une version ancienne commande tout le reste : la migrer telle quelle revient à déplacer le problème, et la moderniser dans le délai qui reste n’est pas réaliste. On souscrit donc aux mises à jour de sécurité étendues, et on écrit dès maintenant ce qui se passe au bout du sursis — parce qu’un délai payé sans plan derrière se rachète une deuxième fois.
Ce n’est pas une migration, c’est une reprise en main.
Votre sujet n’est pas d’aller dans Azure : vous y êtes déjà, et la facture monte plus vite que l’usage. Cela ne se règle pas avec un outil, mais en reprenant l’inventaire, les licences déclarées, les machines allumées sans raison, les sauvegardes et les droits. Nous prenons ce type de mandat sur des environnements que nous n’avons pas construits — c’est même souvent ce qui nous amène chez un client.
Le piège, dans votre cas
Vous ne l’avez pas demandé à vos éditeurs. C’est la première cause d’échec d’une migration d’infrastructure, très loin devant les problèmes techniques. Un éditeur qui ne supporte pas son logiciel dans Azure ne vous le dira pas de lui-même, et il refusera d’intervenir après l’incident. Sur notre mandat en milieu hospitalier, nous avons contacté chaque éditeur avant de proposer quoi que ce soit : c’est cette étape qui a donné le calendrier réel, pas l’inverse.
Vous allez découvrir que la Suisse compte une région et demie. Zurich est ouverte et dispose de trois zones de disponibilité. Genève, la région appairée, est classée à accès réservé : elle s’obtient sur demande, pour des scénarios de reprise après sinistre dans le pays, et n’offre pas de zones de disponibilité. Un plan de reprise « en Suisse » qui suppose Genève disponible d’un clic se découvre faux au moment de le construire.
Attendre ne vous fera rien économiser. La facturation des mises à jour de sécurité étendues est rétroactive à la date de fin de support. Souscrire en juin 2027 pour un Windows Server 2016 coûte les mois écoulés depuis janvier, et Microsoft écrit qu’aucune manipulation — désactiver, supprimer puis recréer la licence, changer de région ou de tenant — ne permet d’y échapper. Le retard ne s’achète pas moins cher ; il s’achète juste plus tard, avec le risque en plus.
Le poste qui dérape n’est presque jamais le calcul. Ce sont les licences Windows Server et SQL Server non déclarées machine par machine, les environnements de test allumés vingt-quatre heures sur vingt-quatre, la sauvegarde à long terme et le trafic sortant. Aucun de ces quatre postes n’apparaît dans une projection faite avant la migration, et aucun ne se corrige tout seul : sans personne nommée pour regarder la facture chaque mois, elle ne baisse jamais.
Vos automatisations vont s’arrêter, et le message d’erreur ne le dira pas. Depuis le 1er octobre 2025, l’authentification multifacteur est obligatoire sur Azure CLI, Azure PowerShell, les outils d’infrastructure as code et l’API REST pour toute création, modification ou suppression. Les lectures passent encore — ce qui explique qu’un script de supervision fonctionne pendant que celui de déploiement échoue. Le report était possible jusqu’au 1er juillet 2026 : cette porte est fermée.
Ce que votre délai change
Il vous reste plus d’un an : c’est le seul cas où l’on peut se permettre de faire le mouvement une fois pour toutes, plutôt que deux fois vite. Utilisez ce temps pour l’audit et pour les éditeurs, pas pour attendre — la disponibilité d’un éditeur, elle, ne s’accélère pas.
Il vous reste moins de six mois : le périmètre doit être réduit à ce qui est réellement contraint par la date, et le reste explicitement reporté. Un projet qui essaie tout dans ce délai ne finit rien, et c’est la moitié commencée qui coûte cher.
La date est passée : ces machines tournent aujourd’hui sans correctif de sécurité. La première décision n’est pas la trajectoire, c’est de savoir si vous souscrivez au sursis maintenant — la facture rétroactive court déjà, et votre assurance comme votre auditeur poseront la question avant nous.
Ce que vous recevez
- L’inventaire chiffré du parc, et la liste des machines qui ne doivent pas partir
- Le coût mensuel d’exploitation de la cible, licences et sauvegardes comprises
- Une proposition d’intervention : périmètre, charge, calendrier, livrables
Cette conclusion est indicative : elle est calculée à partir de vos quatre réponses, sans rien connaître de votre environnement. Elle ne vaut pas offre. L’établissement de l’offre est gratuit ; l’audit est la première étape du mandat. Réponse sous 24 heures ouvrées.
Ici, pas ailleurs
La Suisse compte une région, et une demie.
C’est le premier sujet d’un projet Azure suisse, et l’ancienne version de cette page citait HIPAA et le règlement européen — deux textes qui ne vous concernent pas. Ce qui vous concerne, c’est la loi fédérale sur la protection des données, et l’endroit exact où les données se posent.
Microsoft exploite deux régions Azure en Suisse depuis 2019. Les données au repos dans la région de Zurich restent en Suisse, et c’est vérifiable dans la documentation de Microsoft comme dans les engagements contractuels. Pour la plupart des organisations romandes, c’est la réponse à la question qui bloquait tout : on peut faire du cloud public sans que les données quittent le pays.
Mais il faut lire la deuxième ligne du tableau. Les deux régions ne sont pas interchangeables : Genève n’est pas un second Zurich. Elle sert la reprise après sinistre dans le pays, à plus de deux cents kilomètres — ce qui est précisément son intérêt — et elle ne s’ouvre pas d’un clic.
Pour les données de santé, la localisation ne suffit d’ailleurs pas : il y a le secret professionnel, la durée de conservation, et la question de savoir qui peut techniquement lire quoi. Sur notre mandat hospitalier, cette contrainte a été traitée avant la technique, et toute option qui ne la satisfaisait pas a été écartée sans être évaluée plus loin.
Switzerland North
OuverteZurich — la région de production
- Trois zones de disponibilité : on y construit de la haute disponibilité sans sortir du pays
- Les données au repos restent en Suisse
- Le catalogue de services le plus large des deux : c’est ici que tout se pose
Switzerland West
Accès réservéGenève — la région de reprise
- L’accès se demande, par une requête de support : elle n’apparaît pas d’office dans la liste des régions
- Pas de zones de disponibilité : elle ne remplace pas Zurich, elle la double
- Destinée à la reprise après sinistre dans le pays, à plus de deux cents kilomètres
Concrètement : un plan de reprise « tout en Suisse » se conçoit, mais il se demande avant de se promettre. C’est le genre de vérification qui prend une heure au cadrage et quatre semaines si on la découvre pendant la mise en œuvre. Nous la faisons au cadrage.
Quand le cloud public est écarté
Azure Local : rester chez vous sans rester bloqué.
Le cloud public n’est pas la seule réponse, et prétendre le contraire ne rend service à personne. Azure Local — l’ancien Azure Stack HCI, renommé fin 2024 — c’est du matériel que vous possédez, dans vos murs, mais gouverné, mis à jour et facturé depuis Azure.
La différence avec un serveur classique est ailleurs que dans le matériel : il n’y a plus de grande version à racheter tous les trois ans, plus de projet de migration à rejouer à chaque fin de support. Il y a des mises à jour à poser régulièrement et une facturation au cœur physique, portée par l’abonnement Azure. C’est le même changement de modèle qu’Exchange Server Subscription Edition pour la messagerie.
Ce qui tourne dessus : des machines virtuelles Windows et Linux, des conteneurs, et des postes de travail virtualisés — sur votre site, avec la latence de votre réseau local. La taille minimale d’une installation est descendue à un seul nœud, ce qui la rend enfin envisageable pour une succursale, un atelier ou un site isolé.
Et le point qui décide, dans les organisations les plus contraintes : le fonctionnement déconnecté. Le portail, le gestionnaire de ressources et des services comme le coffre-fort de clés peuvent tourner sur votre propre infrastructure. Vous gardez la façon de travailler d’Azure sans liaison vers le réseau public. C’est la même famille de réponses que Microsoft 365 Local, où Exchange Server SE et SharePoint s’exécutent chez le client.
Les quatre situations où nous le proposons
- Données Elles ne peuvent pas quitter le bâtiment Contrainte réglementaire, secret professionnel, exigence d’un client ou d’un régulateur. La localisation en Suisse ne suffit pas : il faut que ce soit chez vous.
- Réseau Le site est mal raccordé, ou ne doit pas dépendre d’une liaison Un atelier, un site de production, une clinique : quand l’activité s’arrête si la fibre tombe, on ne met pas l’application de production au bout de cette fibre.
- Latence Une machine, un automate ou un instrument doit répondre sur place Le pilotage industriel et l’imagerie ne supportent pas l’aller-retour vers un centre de données, même proche.
- Transit Vous voulez le modèle d’exploitation avant le déménagement Adopter les méthodes d’Azure sur votre matériel, puis déplacer les charges quand elles sont prêtes : le mouvement se fait alors sans changer d’outillage.
Ce que nous ne promettons pas : Azure Local n’est pas un cloud public en réduction. Le catalogue de services est plus étroit, l’exploitation reste la vôtre, et le matériel doit figurer sur une liste validée. Nous vous dirons lequel des deux modèles est le moins mauvais pour votre cas — pas lequel se vend le mieux.
Le coût réel
Ce que la projection ne dit pas.
Azure n’est pas cher : Azure est mesuré. La différence entre les deux, c’est que personne ne vous envoie de facture pour un serveur allumé sans raison dans votre propre salle. Voici les cinq postes qui font l’écart entre l’estimation d’avant-projet et la facture du troisième mois.
| Le poste | Ce que dit la projection | Ce qui arrive |
|---|---|---|
| Les licences Windows Server et SQL Server | Le calculateur affiche un prix de machine virtuelle, souvent hors licence — ou avec l’avantage déjà appliqué. | Ce qui arriveL’avantage lié aux licences que vous possédez déjà se déclare machine par machine, et il suppose une couverture de maintenance en cours. Non déclaré, il est perdu ; déclaré à tort, il est repris à l’audit. C’est le premier écart, et le plus facile à éviter. |
| Les machines qui ne s’éteignent jamais | Une estimation se fait spontanément en heures ouvrées, parce que c’est ainsi qu’on pense l’activité. | Ce qui arriveLa facture, elle, se fait en heures calendaires. Un environnement de test allumé en permanence coûte quatre fois son usage réel, et c’est presque toujours le premier poste qu’on trouve en reprenant une facture existante. |
| Les mises à jour de sécurité étendues | « Dans Azure, les correctifs des versions anciennes sont offerts » — l’argument a été vrai six ans. | Ce qui arriveDepuis le 1er avril 2026, le prix est le même partout : Azure, sur site ou autre fournisseur. Windows Server 2016 et SQL Server 2016 relèvent du nouveau régime. Les programmes déjà en cours ne changent pas — d’où la confusion, y compris chez des revendeurs. |
| Les sauvegardes et le trafic sortant | On chiffre le stockage des machines, rarement la rétention longue et jamais le trafic sortant. | Ce qui arriveLa conservation sur plusieurs années et la sortie des données sont facturées à part. C’est le poste qui surprend au troisième mois, quand la première sauvegarde annuelle s’empile sur les mensuelles — et il se dimensionne à l’avance, pas après. |
| Qui regarde la facture | Rien. Ce poste n’apparaît dans aucune projection, parce que ce n’est pas une ligne technique. | Ce qui arriveSans une personne nommée qui relit la facture chaque mois, elle ne baisse jamais. Ce n’est pas un défaut d’Azure : c’est le seul poste d’une infrastructure de cloud qui n’a pas d’équivalent sur site, et c’est celui qu’on oublie systématiquement d’attribuer. |
Nous chiffrons le coût mensuel d’exploitation de la cible pendant l’audit, licences et sauvegardes comprises, et nous le comparons au coût réel de l’existant — renouvellement de matériel et heures d’exploitation inclus. Il arrive que la comparaison ne soit pas favorable à Azure sur une partie du parc. Nous l’écrivons quand c’est le cas : une trajectoire qu’on ne peut pas défendre devant un directeur financier ne survit pas au premier arbitrage budgétaire.
Après la bascule
Les quatre choses qui cassent, et que personne n’annonce.
Elles n’ont rien à voir avec la migration : ce sont des changements de plateforme décidés par Microsoft, qui frappent aussi les environnements installés depuis des années. Elles ne produisent pas de panne visible — elles font échouer un script, la nuit, avec un message qui ne dit pas pourquoi.
Depuis le 1er octobre 2025
Le second facteur est obligatoire sur les outils
L’authentification multifacteur est exigée sur Azure CLI, Azure PowerShell, l’application mobile, les outils d’infrastructure as code, l’API REST et les kits de développement — pour toute création, modification ou suppression. Les lectures passent encore, ce qui explique qu’une supervision continue de fonctionner pendant qu’un déploiement échoue.
Ce qu’on fait : on relève dans les journaux de connexion tous les comptes qui pilotent des ressources, avant de toucher à quoi que ce soit. Le report était ouvert jusqu’au 1er juillet 2026 ; il ne l’est plus.
Le piège principal
Vos comptes de service ne sont pas des comptes de service
Une identité managée ou un principal de service n’est pas concerné par cette obligation. Un compte utilisateur qui sert de compte de service dans un script, lui, l’est — et c’est la situation la plus répandue. Il n’existe aucune exception : ni pour les comptes d’administration, ni pour les comptes de secours, ni pour les exclusions posées dans l’accès conditionnel.
Ce qu’on fait : on bascule ces comptes vers des identités de charge de travail, une par une, en vérifiant à chaque fois ce qui s’en servait. Le compte de synchronisation d’annuaire, lui, n’est pas touché.
Dans votre code
Le mot de passe en dur ne fonctionne plus
Le mécanisme d’authentification qui envoie un identifiant et un mot de passe directement — celui qu’on trouve dans les vieux scripts et les intégrations maison — est par construction incompatible avec un second facteur. Les bibliothèques d’authentification de Microsoft ont déprécié ces appels dans toutes les langues, et une application qui les utilise encore lève une exception.
Ce qu’on fait : on cherche ces appels dans les applications et les automatisations qui parlent à Azure, et on les reprend. C’est du travail de développement, pas d’exploitation : il se chiffre à part.
Le détail qui fait perdre une nuit
La version de vos outils décide du message d’erreur
En dessous d’Azure CLI 2.76 ou d’Azure PowerShell 14.3, l’outil renvoie une erreur au lieu de demander le second facteur. Le script s’arrête, la sortie ne mentionne pas l’authentification, et on cherche la cause du mauvais côté pendant des heures — d’autant que le poste de l’administrateur, lui, est souvent à jour.
Ce qu’on fait : on met à jour les agents de déploiement et les serveurs d’automatisation, pas seulement les postes de travail. C’est là que vivent les versions oubliées.
Notre démarche
Rien ne part avant que l’éditeur ait répondu.
Cinq étapes, dans cet ordre, sans en sauter une. Chacune produit quelque chose que vous gardez : un document, une configuration, une mesure. La première est celle que la plupart des projets abrègent, et c’est elle qui commande tout le reste.
01
Audit du parc et étude de faisabilité
Nous inventorions ce qui existe vraiment : machines, systèmes et versions, volumes, réseau, sites, postes, sauvegardes, obligations de conservation. Puis nous faisons l’étape que presque personne ne fait : nous contactons vos éditeurs de logiciels métier pour obtenir par écrit s’ils supportent leur produit dans Azure, sous quelles conditions, et comment se déroule une migration chez eux.
C’est cette réponse qui donne le calendrier — pas l’inverse. Rien ne s’engage avant. Et il arrive qu’elle disqualifie une partie du parc : c’est une information qui vaut mieux maintenant que six mois plus tard.
Ce que nous livrons
- L’inventaire chiffré : machines, versions, volumes, dépendances, sites
- La position écrite de chaque éditeur sur le support de son logiciel dans Azure
- La liste des machines qui ne doivent pas partir, et pourquoi
- Les contraintes de conservation et de localisation des données, formulées
02
Le choix de la trajectoire, chiffré
Nous comparons les trajectoires possibles sur trois axes seulement : ce que ça coûte par mois, ce que ça casse, et quand c’est fini. Le coût de la cible est établi licences et sauvegardes comprises, puis comparé au coût réel de l’existant — renouvellement de matériel et heures d’exploitation inclus.
Tout est écrit avant de toucher au premier serveur, y compris les options écartées et pourquoi. Une décision d’architecture dont on ne connaît pas les raisons se rejoue à chaque changement de personne, et la deuxième fois personne ne se souvient de la contrainte qui l’avait dictée.
Ce que nous livrons
- La trajectoire retenue par groupe de machines, et les options écartées
- Le coût mensuel d’exploitation de la cible, et la comparaison avec l’existant
- Le découpage en vagues, et les fenêtres négociées avec les métiers
- Le plan de repli, écrit avant la première bascule et non pendant
03
Construction de la cible
Nous bâtissons les fondations : l’annuaire dans le cloud, les comptes et les groupes avec les permissions nécessaires, les accès structurés par profil d’utilisateur plutôt qu’un par un, le réseau virtuel, puis les machines. Sur notre mandat hospitalier, cette structure a été construite de zéro — c’est ce qui a permis d’absorber ensuite l’ajout de sites sans y revenir.
La cible est durcie avant d’être peuplée. Une machine migrée dans un environnement mal configuré doit être reprise, et une reprise coûte toujours plus que la configuration initiale. Les accès sont ensuite testés depuis les postes réels des utilisateurs, sur chaque site, et non depuis un poste d’administration.
Ce que nous livrons
- L’annuaire, les groupes et les droits par profil, documentés
- Le réseau virtuel et la liaison avec vos sites, éprouvée
- Les identités de charge de travail pour les automatisations, dès le départ
- Les essais d’accès depuis les postes réels, site par site, avant toute bascule
04
Migration par vagues, avec l’ancien encore debout
Les applications sont installées à des dates convenues avec les éditeurs, présents ou joignables. Puis nous demandons à vos équipes de faire les essais qu’elles seules peuvent faire : vérifier que les performances sont au niveau attendu, et qu’il n’y a pas d’effet de bord que nous ne verrions pas de notre côté.
Pendant tout ce temps, les serveurs existants restent en ligne. Ils ne sont éteints qu’après votre validation, jamais avant, jamais « pour libérer la ressource ». C’est ce qui transforme une bascule en décision réversible.
Ce que nous livrons
- Les installations faites avec les éditeurs, à des dates convenues
- Une campagne d’essais menée par vos équipes, et ses écarts consignés
- Le maintien de l’ancien environnement jusqu’à votre validation écrite
- Le débit réel mesuré, et le calendrier corrigé si la mesure le contredit
05
Sauvegardes, correctifs, et quelqu’un qui regarde la facture
Une migration ne finit pas à la bascule. Nous mettons en place les sauvegardes conformes à vos obligations de conservation, la mise à jour centralisée pour tout le parc, et la journalisation. Sur le mandat hospitalier, c’est cette dernière étape qui a permis au client de déléguer durablement la sécurité et les correctifs.
Et nous nommons ce que personne ne nomme : qui relit la facture chaque mois. Que ce soit vous, votre prestataire habituel ou nous, dans un contrat de service — mais quelqu’un. Une facture de cloud que personne ne lit ne descend jamais.
Ce que nous livrons
- Les sauvegardes conformes à vos obligations de conservation, testées en restauration
- La mise à jour centralisée de l’ensemble du parc, sur site compris
- La revue mensuelle de la facture, avec une personne nommée pour la porter
- Le transfert de connaissances : vos administrateurs doivent savoir tenir la cible
Notre intervention peut couvrir l’ensemble de la démarche ou ne prendre qu’une étape — l’audit et le chiffrage seuls, par exemple, quand votre équipe exécutera elle-même. Le choix se fait au cadrage, en fonction de vos contraintes et de vos compétences internes, pas de nos habitudes.
Parlons de votre parc
Quelle est votre situation ?
Sept raisons d’ouvrir ce dossier. Si vous vous reconnaissez dans l’une d’elles, vous êtes au bon endroit — et nous avons déjà rencontré le cas.
Vos serveurs sortent du support dans les mois qui viennent
Windows Server 2016, SQL Server 2016, ou plus ancien encore. Vous devez arbitrer entre migrer et payer le sursis, et personne ne vous a chiffré les deux.
Votre matériel arrive en fin de vie, ou vous quittez une salle
La question n’est plus « faut-il renouveler », mais « faut-il renouveler ». Un investissement matériel engage pour cinq ans : il se compare avant d’être signé.
Vos équipes travaillent mal à distance
Les applications métier accessibles de l’extérieur ne proposent qu’une version réduite, ou ralentissent dès que tout le monde s’y connecte en même temps.
Vos données sont sensibles ou réglementées
Santé, finance, secteur public, données de clients soumises à un contrat : la localisation, la conservation et l’accès se traitent avant la technique, pas après.
Votre facture Azure monte plus vite que votre usage
Vous y êtes déjà, et l’écart avec la projection initiale ne s’explique plus. Ce n’est pas un problème d’outil, c’est un problème de gouvernance — et il se reprend.
Une application métier vous bloque
Un éditeur qui ne suit pas, une version qu’on ne peut pas quitter, un automate branché sur le serveur. C’est la contrainte qui décide, et elle s’identifie en premier.
Vous cherchez une équipe pour piloter, ou pour renforcer la vôtre
Au forfait sur un périmètre écrit, en renfort dans vos équipes sous votre pilotage, ou en support de niveau 2 et 3 après la mise en production.
Pourquoi passer par nous
Nous exploitons les deux mondes.
Lambert Consulting est Microsoft Solutions Partner et pose des infrastructures Microsoft en Suisse romande depuis les premières versions de Windows Server. Nous construisons dans Azure et nous exploitons encore des salles serveur — nous n’avons donc aucune raison commerciale de pousser l’un plutôt que l’autre.
Notre mandat le plus récent sur ce sujet est une migration d’infrastructure vers Azure dans le secteur de la santé, où la réglementation suisse sur les données patients a décidé de l’architecture avant tout choix technique. Il est publié, avec la démarche et les résultats.
280+
Sites pilotés depuis un portail unique, sur une plateforme que nous avons conçue et développée sur Azure
30 ans
De projets d’infrastructure Microsoft en Suisse romande, du premier serveur au tenant Azure
2018
Autorisation fédérale de location de services : nous pouvons détacher un ingénieur chez vous
Ce qui vient avec
- Un seul interlocuteur pour les serveurs, l’annuaire, les postes et la messagerie. Les quatre cassent ensemble ; autant qu’une seule maison les connaisse.
- Nous appelons vos éditeurs. C’est l’étape la plus ingrate d’un projet d’infrastructure, et celle qui décide du calendrier réel.
- Des équipes sur place : Renens, Sion, Châtel-Saint-Denis. Personne n’ouvre un ticket à l’autre bout du monde la nuit de la bascule.
- Nous reprenons ce que nous n’avons pas construit. Support de niveau 2 et 3 sur des environnements Azure montés par quelqu’un d’autre : c’est un mandat courant chez nous.
- Nous savons aussi dire non. Quand une partie du parc coûte plus cher dans Azure, c’est écrit dans l’offre — pas découvert au troisième mois.
Questions fréquentes
Ce qu’on nous demande avant de commencer.
Les sept questions qui reviennent à chaque premier rendez-vous. Les réponses sont volontairement précises : une réponse vague, à ce stade, ne sert à personne.
Faut-il tout migrer dans Azure ?
Non, et c’est même rarement le bon plan. Dans presque tous les parcs que nous auditons, il existe des machines pour lesquelles Azure coûte plus cher que l’existant, ou dont l’éditeur ne supporte pas le déplacement. Ces machines restent où elles sont, et elles sont gouvernées avec les autres.
Le mouvement utile est presque toujours partiel. Ce qui compte, c’est que la frontière soit choisie sur des chiffres et écrite, plutôt que fixée par ce qui a été facile à migrer en premier.
Nos données peuvent-elles rester en Suisse ?
Oui pour la production : les données au repos dans la région de Zurich restent en Suisse, et cette région dispose de trois zones de disponibilité — on peut donc y construire de la haute disponibilité sans sortir du pays.
La nuance est sur la reprise après sinistre. La région appairée de Genève est classée à accès réservé : elle s’obtient sur demande et n’offre pas de zones de disponibilité. Un plan de reprise entièrement suisse est faisable, mais il se vérifie au cadrage — pas au moment de le construire.
Combien ça coûte par mois, vraiment ?
Impossible à dire sans l’inventaire, et quiconque vous donne un chiffre avant l’audit vous donne un chiffre faux. Ce que nous pouvons dire, c’est où l’écart se creuse : les licences non déclarées machine par machine, les environnements allumés en permanence, la rétention longue des sauvegardes et le trafic sortant.
Nous chiffrons le coût mensuel de la cible pendant l’audit, licences et sauvegardes comprises, et nous le comparons au coût réel de l’existant — renouvellement de matériel et heures d’exploitation inclus. C’est cette comparaison qui décide, pas le prix affiché d’une machine virtuelle.
Et si notre éditeur ne supporte pas son logiciel dans Azure ?
Alors on ne le migre pas, et on le sait avant d’avoir engagé quoi que ce soit. C’est précisément pour cela que nous écrivons aux éditeurs pendant l’audit et que nous conservons leur réponse : un éditeur qui n’a rien promis refusera d’intervenir après l’incident, et il aura raison.
Dans ce cas, deux voies : garder cette application sur site pendant que le reste part, ou souscrire au sursis des mises à jour étendues le temps que l’éditeur rattrape. Les deux sont défendables ; l’improvisation ne l’est pas.
Windows Server 2016 : on migre, ou on paie le sursis ?
Cela dépend de ce qui tourne dessus, et le calcul a changé le 1er avril 2026. Avant cette date, migrer dans Azure donnait accès aux correctifs des versions anciennes sans supplément : c’était un argument financier puissant. Depuis, le prix est le même partout — dans Azure, sur site ou chez un autre fournisseur — pour les nouveaux programmes, dont Windows Server 2016 et SQL Server 2016.
Le point à retenir : la facturation du sursis est rétroactive à la date de fin de support. Souscrire plus tard ne coûte pas moins cher, et Microsoft écrit qu’aucune manipulation ne permet d’y échapper. Attendre n’a donc plus d’intérêt financier : il n’en reste que le risque.
Peut-on revenir en arrière si ça ne convient pas ?
Oui, à une condition : que l’ancien environnement soit encore debout. C’est la raison pour laquelle nous ne l’éteignons jamais avant votre validation écrite, même lorsque la migration s’est bien passée et que la ressource semble immobilisée pour rien.
Ce sont quelques semaines de double exploitation, et c’est le prix d’une décision réversible. Sur notre mandat hospitalier, les serveurs sur site sont restés en ligne pendant toute la campagne d’essais du client et n’ont été éteints qu’après sa validation.
Vous exploitez après, ou vous partez ?
Les deux sont possibles, et c’est vous qui choisissez. Nous pouvons rester en contrat de service, avec du support de niveau 2 et 3, la revue mensuelle de la facture et la gestion des correctifs. Nous pouvons aussi transférer à vos équipes ou à votre prestataire habituel, documentation comprise.
Ce que nous ne faisons pas, c’est construire un environnement que personne d’autre que nous ne sait tenir. Nous ne cherchons pas à rester ; nous cherchons à ce que vos administrateurs sachent tenir la cible après nous.
Autour de l’infrastructure
Ce qu’un projet Azure touche toujours.
Une infrastructure ne vit pas seule. Voici les autres briques que nous posons, et que les projets Azure finissent presque toujours par croiser.
Parlons-en
Commençons par l’inventaire.
Décrivez votre parc en quelques lignes : les versions, le nombre de sites, ce qui vous presse. Nous vous dirons ce que nous avons déjà traité de semblable et sous quelle forme nous pourrions intervenir. L’établissement de l’offre est gratuit : périmètre, charge, calendrier et livrables, sans engagement de votre part. L’audit, lui, est la première étape du mandat — c’est là que le travail commence.

