SCCM, aujourd’hui Configuration Manager SCCM, MECM, Configuration Manager : trois noms pour le même produit. Vous êtes au bon endroit.
Il n’est pas mort. Il est en fin de branche.Aucune date d’arrêt n’a été annoncée, et le produit fait encore des choses qu’aucun outil dans le cloud ne fait. Mais deux choses ont changé sans bruit : Microsoft a écrit que les nouveautés se feront désormais dans Intune, et chaque version n’est soutenue que dix-huit mois. Beaucoup de parcs suisses tournent aujourd’hui sur une version qui n’est déjà plus soutenue, sans que personne ne l’ait remarqué.
Les dates qui décident
Quatre échéances, et la première est déjà derrière vous.
Ce ne sont pas des opinions : ce sont quatre dates publiées par Microsoft, et nous les citons volontiers à la source. Aucune ne s’achète — il n’existe pas, pour ce produit, de programme de correctifs payants après la fin de support d’une version. La seule réponse est la mise à niveau.
La version 2409 est sortie du support
Plus aucun correctif, et plus d’assistance téléphonique ou en ligne sur cette version. Le support accepte encore de vous aider à monter de version, rien de plus.
C’est la version la plus répandue dans les parcs que nous reprenons.
La version 2503 sort du support à son tour
Dix-huit mois après sa mise à disposition, comme toutes les autres. C’est la prochaine échéance, et c’est celle qui doit être au calendrier de cet automne.
Une mise à niveau de site ne s’improvise pas la dernière semaine.
Un service interne aux contrôles de conformité est retiré
Après ce retrait, les vérifications de conformité du Centre logiciel échouent sur les parcs en gestion conjointe dont la conformité est tenue par Intune.
Le correctif existe et il est simple : poser la version 2603 avant octobre.
Le produit passe à une version par an
La cadence était de deux versions par an. Elle devient annuelle, et les correctifs groupés sont réservés aux problèmes urgents de sécurité ou de fonctionnement.
Moins de nouveautés, mais un rythme d’exploitation plus calme.
Une précision qui manque dans presque toutes les discussions sur ce sujet : « hors support » ne veut pas dire « arrêté ». Un site en 2409 continue de fonctionner, de distribuer des logiciels et de déployer des systèmes. Ce qu’il perd, c’est le droit aux correctifs de sécurité et à l’assistance — et ce sont précisément les deux choses dont on a besoin le jour où quelque chose casse.
Où en êtes-vous
Le tableau que personne ne vous montre.
Votre version s’affiche dans la console, en haut à gauche, sous À propos de Configuration Manager. Cherchez-la dans cette colonne : elle vous dit en une ligne si vous avez un chantier cet automne. Chaque version est soutenue dix-huit mois, sans exception et sans prolongation possible.
| Version | Disponible depuis | Fin du support | Ce que cela veut dire pour vous |
|---|---|---|---|
| 2609 | Septembre 2026 | À venir | La première version de la cadence annuelle. Rien à faire aujourd’hui, sinon savoir qu’elle arrive et que le rythme change avec elle. |
| 2603 | 5 mai 2026 | 5 novembre 2027 | La version la plus récente et la plus durable. C’est la cible que nous recommandons, et la seule qui protège du retrait d’octobre 2026 sur les contrôles de conformité. |
| 2509 | 12 novembre 2025 | 12 mai 2027 | Soutenue, et c’est aussi la version de référence pour installer un site neuf. Confortable si vous ne voulez pas bouger deux fois cette année. |
| 2503 | 31 mars 2025 | 30 septembre 2026 | Chantier de l’automne 2026. C’est la dernière version dont le support s’arrête cette année : passé le 30 septembre, elle rejoint les deux lignes du dessous. |
| 2409 | 4 décembre 2024 | 4 juin 2026 | Hors support. Bonne nouvelle malgré tout : c’est le socle minimal pour monter directement en 2603, donc la mise à niveau se fait en une seule marche. |
| 2403 et antérieures | Avril 2024 et avant | Hors support | Hors support, et pas de saut direct. Il faut passer par une version intermédiaire avant d’atteindre 2603. C’est le cas qui demande une vraie préparation. |
Deux points que ce tableau ne dit pas et qui comptent autant. D’abord, la version 2603 impose une nouveauté : le point de gestion doit pouvoir joindre Internet pour valider les jetons d’identité, ce qui n’était pas exigé avant — un site cloisonné derrière un proxy strict a du travail avant la mise à niveau. Ensuite, elle retire la dépendance à un composant de base de données déprécié et accepte SQL Server 2025 : c’est l’occasion de traiter le socle en même temps, plutôt que deux fois.
Pourquoi il est toujours là
Six choses qu’il fait, et que le cloud ne fait pas.
C’est la partie de la discussion qu’on escamote souvent, parce qu’elle ne va pas dans le sens du discours ambiant. Pourtant ces six points suffisent à justifier de garder le produit : si un seul d’entre eux vous concerne, la bonne réponse n’est pas de tout basculer.
Installer un système sur une machine nue
Démarrage par le réseau, séquence de tâches, image système, pilotes par modèle : reprendre un poste dont le disque est vierge, ou en réinstaller quarante d’affilée dans une salle. Aucun outil dans le cloud ne fait cela : il faut un système qui démarre déjà.
Gérer ce qui ne voit jamais Internet
Ateliers, chaînes de production, laboratoires, réseaux séparés par obligation réglementaire. Un appareil géré dans le cloud doit joindre le service régulièrement ; ces machines ne le feront jamais, et ce n’est pas un défaut de configuration.
Tenir les serveurs Windows, pas seulement les postes
Correctifs, inventaire, conformité, distribution de logiciels sur les serveurs : c’est un terrain que Configuration Manager occupe depuis vingt ans et sur lequel la gestion moderne des postes n’a jamais prétendu venir.
Distribuer de gros paquets sans saturer la ligne
Points de distribution locaux, partage entre postes voisins, fenêtres horaires, limitation de débit. Sur un site relié par une ligne modeste, faire descendre un logiciel de plusieurs gigaoctets depuis Internet sur cent postes n’est pas la même opération.
Savoir précisément ce qui est installé, et où
Inventaire matériel et logiciel détaillé, mesure d’usage des logiciels, requêtes libres sur la base. Pour un renouvellement de parc, une négociation de licences ou un audit, cette profondeur reste sans équivalent.
Piloter finement les mises à jour, y compris tierces
Regroupement, échéances, exclusions, correctifs d’éditeurs tiers publiés par votre propre serveur de mise à jour. Là où un service dans le cloud propose des anneaux, l’outil local propose une salle de commande.
Ce que Configuration Manager ne fait pas, en revanche : les téléphones, les tablettes, les Mac, les postes qui ne rentrent jamais au bureau, et les appareils personnels. La gestion mobile locale a été retirée du produit depuis longtemps, et elle ne reviendra pas.
Le co-management n’est pas une étape. C’est l’état normal.
On vous le présente comme un couloir de transition qu’il faudrait traverser au plus vite pour arriver « dans le cloud ». C’est une erreur de lecture, et elle coûte cher : elle pousse à démonter un outil qui rend encore service, et à promettre une date d’arrêt que personne ne peut tenir.
Chaque domaine bascule seul, et revient seul
Sept domaines de réglages, sept décisions indépendantes. Rien n’oblige à les basculer tous, et chaque bascule se défait en une action. Un parc peut rester des années avec trois domaines dans le cloud et quatre en local : c’est une configuration soutenue, pas un bricolage.
Une bascule se pilote sur un groupe d’essai
Chaque domaine peut être basculé sur une collection restreinte avant de l’être sur tout le parc. C’est la seule façon honnête de savoir ce qui casse : sur vos machines, avec vos logiciels, et pas dans une démonstration.
La licence du client local est déjà comprise
Un abonnement qui inclut Intune inclut aussi le droit d’utiliser le client Configuration Manager. Garder les deux ne se paie donc pas deux fois — l’argument financier du « il faut choisir » ne tient pas.
Notre position, et nous la tenons devant vous comme devant l’éditeur : on déplace une charge de travail quand elle est mieux servie ailleurs, jamais parce qu’un calendrier de migration le prévoit. Ce qui reste dans vos murs y reste pour une raison écrite, que vous pourrez relire dans deux ans.
Le détail, et l’ordre
Sept domaines, et l’ordre dans lequel les prendre.
Voici les sept domaines de réglages que la gestion conjointe permet de confier à Intune, dans l’ordre où nous les déplaçons sur un parc en exploitation. L’ordre n’est pas une préférence : c’est un ordre de risque. Les trois premiers ne cassent presque jamais rien. Les deux derniers demandent une vraie préparation.
Les règles de conformité
L’état de santé de l’appareil : chiffrement, version du système, antivirus, mot de passe. C’est le domaine qui n’installe rien et ne modifie rien.
Pourquoi d’abord : ce domaine ne fait que constater. Le basculer ne change rien pour l’utilisateur, et c’est lui qui débloque l’accès conditionnel — donc le premier gain visible pour la direction.
Les stratégies d’accès aux ressources
Les profils de réseau sans fil, de réseau privé, de certificat et de courriel. Ce que l’appareil doit connaître pour se connecter aux ressources de l’entreprise.
Pourquoi d’abord : le périmètre est petit, l’effet est immédiat, et c’est le domaine qui rend un portable utilisable sans jamais revenir au bureau. Attention aux certificats : c’est là que tout se joue.
La protection de l’appareil
L’antivirus intégré, le pare-feu, le chiffrement du disque et les règles de réduction de surface d’attaque.
Pourquoi d’abord : les réglages sont bien couverts des deux côtés, et la sécurité gagne à être pilotée là où l’appareil est joignable — c’est-à-dire dans le cloud pour un parc mobile.
Les mises à jour de Windows
Les anneaux de déploiement, les délais, les échéances et les fenêtres de redémarrage.
Pourquoi ensuite : le gain est net pour les postes mobiles, mais le pilotage devient moins fin que sur l’outil local. Sur un parc à contraintes horaires strictes, ce domaine mérite de rester en place plus longtemps.
Les applications Office
L’installation et la mise à jour de la suite bureautique en abonnement.
Pourquoi ensuite : techniquement simple, mais il faut d’abord s’assurer qu’aucun complément métier ne dépend d’une version figée. C’est la cause d’incident la plus fréquente sur ce domaine.
La configuration de l’appareil
Tout le reste des réglages du système : interface, restrictions, imprimantes, options régionales, et l’équivalent de vos stratégies de groupe.
Pourquoi avec prudence : c’est le domaine le plus large et le moins symétrique. Une part de vos réglages actuels n’a pas d’équivalent direct, et une autre part ne sert plus à rien : il faut trier avant de traduire, pas l’inverse.
Les applications métier
Vos logiciels à vous : ceux qui ont une base locale, une clé par poste, un script d’installation écrit il y a douze ans.
Pourquoi avec prudence : c’est ici que se trouve la charge réelle du projet. Chaque application se réempaquette et se reteste. Nous chiffrons ce domaine application par application, jamais au forfait.
Ce qui ne bascule pas, et qui reste donc à l’outil local dans tous les cas : le déploiement des systèmes, l’inventaire détaillé, la gestion des serveurs et les points de distribution. Ce ne sont pas des domaines de gestion conjointe : ce sont des fonctions qui n’existent que d’un seul côté.
Vos portables et vos mobiles ? C’est Intune, et vous l’avez probablement déjà payé.
Téléphones, tablettes, Mac, machines de prestataires, postes qui ne rentrent jamais au bureau : ce terrain-là est celui du service dans le cloud, et la licence est comprise dans la plupart des abonnements Microsoft 365 d’entreprise. Nous tenons les deux, avec les mêmes ingénieurs.
Notre démarche
D’abord la sauvegarde du site. Ensuite tout le reste.
Cinq étapes, toujours dans cet ordre. La première n’est pas une formalité : un site Configuration Manager dont la sauvegarde n’a jamais été restaurée pour de vrai est un site sans sauvegarde. Nous vérifions cela avant de toucher à une version, pas après.
L’état du site, et la restauration d’essai
Version exacte, rôles en place, état de la base de données, hiérarchie, points de distribution, comptes de service, et le taux réel de clients qui remontent — celui de la console, pas celui qu’on espère.
Puis la sauvegarde : nous la restaurons ailleurs pour vérifier qu’elle sert à quelque chose. C’est la seule preuve qui compte.
La remise à niveau, socle compris
Montée vers une version soutenue, en une ou deux marches selon le point de départ. Le vérificateur de prérequis passe d’abord, et il refuse plus de choses qu’avant : c’est une bonne nouvelle.
On traite dans le même chantier ce qui devait l’être de toute façon : le système d’exploitation du serveur, la version de la base de données, et les composants dépréciés à retirer.
Le raccordement à l’identité, et l’accès depuis l’extérieur
Le site est relié à l’annuaire pour que les appareils et les utilisateurs soient reconnus des deux côtés. Si vos postes doivent être joignables hors des murs, la passerelle de gestion dans le cloud se pose ici.
Nous chiffrons son coût d’exploitation avant de la poser : elle consomme des ressources facturées au mois, et cela se sait à l’avance.
La gestion conjointe, un domaine à la fois
On active la gestion conjointe, puis on déplace les domaines dans l’ordre de risque, chacun d’abord sur une collection d’essai choisie avec vous.
C’est l’étape qui décide de la suite. Si un domaine se révèle mieux servi là où il est, il y reste — et c’est écrit dans le rapport, avec la raison.
L’exploitation, et ce qui reste après nous
Une version par an à partir de 2609, c’est un rendez-vous annuel à mettre au calendrier. Nous écrivons la procédure, nous formons vos équipes, et nous restons joignables au niveau où vous ne voulez pas aller vous-mêmes.
Nous portons aussi les échanges avec le support de l’éditeur quand le défaut est de son côté : c’est un travail à part entière.
Ce qu’il vaut mieux savoir avant
Six pièges qui décalent un calendrier.
Aucun n’est insurmontable. Mais chacun a déjà coûté une semaine à quelqu’un, et tous se vérifient avant de fixer une date plutôt que le soir de la mise à niveau.
Depuis la version 2603, le point de gestion a besoin d’Internet
C’est une exigence nouvelle, et elle surprend : pour valider les jetons d’identité, le serveur qui porte ce rôle doit joindre deux adresses d’authentification de l’éditeur. Avant, il pouvait vivre sans aucun accès sortant.
Deux détails qui font perdre une soirée : le proxy doit être déclaré dans le contexte du compte système, et celui configuré dans les propriétés du serveur de site n’est pas utilisé pour cette vérification. Un site derrière un proxy strict prépare donc l’ouverture avant la mise à niveau, pas pendant.
On ne saute qu’une marche à la fois
La version 2603 s’installe sur un site qui tourne déjà en 2409 ou plus récent. Depuis 2403 ou antérieur, il faut passer par une version intermédiaire : deux fenêtres de maintenance au lieu d’une, et deux passages du vérificateur de prérequis.
C’est la raison pour laquelle un site laissé deux ans sans mise à niveau coûte plus cher à reprendre qu’un site suivi. Le retard n’est pas linéaire, il se paie en marches.
Le retrait d’octobre 2026 casse un contrôle silencieusement
Un service interne aux vérifications de conformité est retiré en octobre 2026. Après ce retrait, sur un parc en gestion conjointe dont la conformité est tenue par Intune, les contrôles lancés depuis le Centre logiciel échouent.
Rien ne s’arrête bruyamment : l’utilisateur voit un échec, l’administrateur voit un compteur qui baisse. Le correctif est de poser la version 2603 avant octobre 2026, et il n’y en a pas d’autre.
La passerelle de gestion dans le cloud se facture au mois
C’est elle qui rend vos postes joignables hors des murs sans réseau privé. Elle est très utile, et elle n’est pas comprise : elle consomme des ressources facturées, calcul et trafic sortant.
Le coût dépend du nombre de postes joints et du volume distribué. Nous l’estimons avant de la poser, et nous le disons quand un réseau privé existant suffit — cela arrive plus souvent qu’on ne le croit.
Changer de serveur n’est pas une copie
Le cas est classique : le site tourne sur un serveur trop ancien, et l’on veut le passer sur un système récent. Cela ne se fait pas en recopiant des fichiers : c’est une restauration de site, avec le même nom de serveur et la même base.
Un site restauré sous un autre nom ne se répare pas : il se refait entièrement, et l’on perd l’historique, les collections et les séquences de tâches. C’est l’opération où nous insistons le plus sur la répétition à blanc.
La jonction à l’annuaire n’est pas la gestion conjointe
Ce sont deux sujets différents, et la confusion est la plus fréquente de toutes : la première est une affaire d’identité, la seconde une affaire de gestion. On peut avoir l’une sans l’autre.
Un point concret qui bloque les projets : un appareil seulement enregistré dans l’annuaire ne peut pas être en gestion conjointe. Il doit être joint, ou joint en mode hybride. Ce contrôle se fait au relevé initial, parce qu’il change le plan.
Questions fréquentes
Ce qu’on nous demande avant de commencer.
Sept questions qui reviennent à chaque premier rendez-vous, et la première est toujours la même.
Configuration Manager va-t-il s’arrêter ?
Aucune date d’arrêt n’a été annoncée, et le produit continue de recevoir des versions soutenues dix-huit mois chacune. Ce qui a changé, c’est le rythme et l’ambition : une version par an à partir de septembre 2026, et un discours clair de l’éditeur selon lequel les nouveautés se feront dans Intune tandis que Configuration Manager se concentre sur la sécurité, la stabilité et le maintien des parcs installés.
Concrètement, pour qui exploite le produit : n’attendez plus de fonction spectaculaire, mais ne planifiez pas un démantèlement non plus. Planifiez une mise à niveau par an, et déplacez les charges de travail au rythme où elles sont mieux servies ailleurs.
Faut-il migrer vers Intune ?
Pour les portables, les mobiles, les Mac et tout ce qui ne rentre pas au bureau : oui, et c’est déjà payé dans la plupart des abonnements Microsoft 365 d’entreprise. Pour les machines à réinstaller depuis le réseau, les réseaux fermés et les serveurs : non.
La question utile n’est donc jamais « lequel des deux » mais « quelle charge de travail, et quand ». La page Microsoft Intune traite l’autre moitié du sujet.
Notre site tourne sur un vieux serveur et une vieille base. Que faire ?
Les deux se traitent dans le même chantier que la mise à niveau de version, et c’est ce qui coûte le moins cher : un seul arrêt de service au lieu de trois. Les versions récentes acceptent SQL Server 2025 et retirent la dépendance à un ancien composant d’accès aux données.
Attention au piège du déménagement : déplacer un site vers un nouveau serveur est une restauration, pas une copie, et le nom du serveur doit être conservé. C’est l’opération que nous répétons systématiquement à blanc avant de la faire en vrai.
Peut-on gérer nos postes en télétravail avec Configuration Manager ?
Oui, avec la passerelle de gestion dans le cloud : le client parle au site à travers un service exposé sur Internet, sans réseau privé. Cela fonctionne bien, et beaucoup de nos clients l’exploitent.
Deux réserves honnêtes. La passerelle se facture au mois, à l’usage. Et pour un poste qui ne revient jamais, la gestion dans le cloud reste plus simple et moins chère. La passerelle sert les parcs mixtes, pas les parcs entièrement nomades.
Faut-il garder notre serveur de mises à jour ?
Oui : le rôle de point de mise à jour logicielle repose dessus, et il continue de fonctionner. Microsoft a annoncé en 2024 qu’il n’ajouterait plus de fonction à ce composant, tout en continuant à le soutenir et à publier les mises à jour par ce canal.
Autrement dit : rien à faire dans l’urgence, et rien à en attendre de neuf. Aucune date de fin n’a été publiée, et la dépréciation annoncée ne retire rien aux capacités actuelles de Configuration Manager.
La gestion conjointe coûte-t-elle des licences en plus ?
Non, dans le sens qui inquiète le plus : un abonnement qui inclut Intune inclut aussi le droit d’utiliser le client Configuration Manager. Garder les deux outils ne se paie donc pas deux fois.
Il faut en revanche un niveau d’annuaire qui permette l’inscription automatique et l’accès conditionnel. La plupart des abonnements d’entreprise le contiennent déjà ; nous le vérifions au relevé, parce que ce n’est pas le cas de tous.
Combien de temps prend une mise à niveau ?
La mise à niveau du site elle-même tient dans une fenêtre de maintenance : elle s’installe depuis la console et se déroule sans intervention. Ce qui prend du temps est ailleurs.
Ce sont les prérequis à corriger, la remontée progressive des clients après la mise à niveau, et le passage par une version intermédiaire quand le point de départ est trop ancien. Nous ne donnons une date qu’après la fiche du site, parce qu’une date donnée avant ne veut rien dire.
Autour du parc
Ce qu’un projet Configuration Manager touche toujours.
Aucun chantier de gestion de parc ne s’arrête au serveur de site. Ces sujets arrivent tous, tôt ou tard.
Un sigle vous échappe ? Ils sont tous expliqués sans jargon dans notre glossaire .
Commençons par la version de votre site
Une heure avec les ingénieurs qui feront le travail, et votre console ouverte. Nous vous dirons où vous en êtes dans le calendrier des versions, ce qui doit être fait avant l’automne, et ce qui peut attendre — y compris quand la réponse est de ne rien changer cette année.
L’établissement de l’offre est gratuit ; la fiche du site est la première étape du mandat. Ce que nous offrons volontiers, c’est la rencontre des ingénieurs qui feront le travail. Nous sommes autorisés à la location de services depuis 2018 : un ingénieur peut aussi rejoindre votre équipe pour une durée déterminée.
Quelle version tourne sur votre site, et jusqu’à quand est-elle soutenue ?
Si vous pouvez répondre les deux de mémoire, votre parc est suivi : la mise à niveau annuelle sera un rendez-vous, pas un chantier.
Si la réponse est « il faudrait regarder », alors il y a une chance sérieuse que la première date soit déjà derrière vous. Cela se vérifie en trente secondes dans la console, et c’est par là que nous commencerons.

